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UETFW [2013]. Prix d'orientation des principaux travaux sylvicoles - Situation 2013. Forêt Wallonne 123 : 64 (1 p., 1 tab.).

 

logoFWrevueFNEF

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FNEF [2013]. Liste des prix moyens des bois sur pied : printemps-été 2013. Forêt Wallonne 123 : 62-63 (2 p., 1 tab.).

 

logoFWrevuePhilippe Leturcq

La combustion du bois est-elle neutre via-à-vis de l’effet de serre ? En d’autres termes, la neutralité carbone postulée lors de l’utilisation de l’énergie du bois est-elle réelle ?

L’auteur tente ici de montrer qu’il vaudrait mieux stocker le carbone dans le matériaux bois plutôt que de brûler ce dernier. En effet, le CO2 libéré lors de la combustion est directement comptabilisé au titre d’émission dans le bilan carbone atmosphérique global. Alors que si le CO2 était stocké durablement, et que l’énergie nécessaire provenait de source non carbonée ou, de manière transitoire, par des énergies conventionnelles plus performantes que le bois, le bilan CO2 diminuerait, au moins le temps d’amortir l’effet du changement climatique.

La stratégie de substitution vaut donc mieux que celle de combustion, sans pour autant se priver d’un usage raisonné du bois de feu, notamment en milieu rural. [C.H.]

Leturcq p. [2013]. L’énergie du bois est-elle neutre vis-à-vis de l’effet de serre ? Forêt Wallonne 123 : 55-61 (7 p., 2 fig., 1 tab., 13 réf.).

 

logoFWrevueNicolas Rasse

En Bourgogne, le douglas a été très largement planté à partir des années ’70 et couvre actuellement environ 73 000 hectares. Ces peuplements parvenant progressivement à leur terme d’exploitabilité, les gestionnaires s’interrogent quant à leur renouvellement. Par ailleurs, le douglas montre une capacité de régénération naturelle prometteuse, ce qui amène des réflexions au sujet de la possibilité d’une transformation en futaie irrégulière. Dans ce contexte, un projet de promotion des traitements irréguliers résineux et des mélanges résineux-feuillus a été mené par le CRPF de Bourgogne.

Une centaine de peuplements ont été visités et trente-six d’entre eux ont été décrits finement. Les résultats montrent que l’ensemencement est possible sous 50 à 70 % de couvert et qu’il est favorisé sur les pentes et sur les sols acides, ce qui appuie les résultats obtenus en Auvergne et en Allemagne. Les Allemands ont par ailleurs montré que les semis de douglas sous de vieux peuplements dont le couvert est de 80 % ont des branches plus fines qu’en plein découvert. Qui plus est, les jeunes douglas survivent à l’ombre des semenciers durant une vingtaine d’années.

Pour favoriser le développement des semis de douglas, l’intensité de la lumière arrivant au sol est un facteur clef. L’éclairement doit être suffisant pour permettre l’apparition de la régénération, sans être excessif, sans quoi la végétation herbacée et semi-ligneuse peut bloquer l’installation. La récolte de quelques gros bois semble procurer des conditions favorables. Il est préconisé, pour maintenir cette ambiance lumineuse propice à la régénération, de réaliser des coupes relativement rapprochées (3 à 7 ans d’intervalle) avec des prélèvements légers (12 à 17 %). La présence de gros bois facilite l’ensemencement, non seulement au travers de fructifications régulières et abondantes, mais aussi grâce aux conditions lumineuses favorables obtenues par un étagement du peuplement. Une surface terrière comprise entre 23 et 27 m2/ha semble permettre un recrutement suffisant.

L’étude réalisée permet, au travers des nombreux peuplements visités, de reconstituer l’historique conduisant à une futaie irrégulière. Le prélèvement en priorité des gros bois de moindre qualité semble permettre une apparition de la régénération naturelle tout en économisant le nombre de tiges, ce qui permettra d’étaler la transformation et de pérenniser les peuplements. À terme, le suivi des peuplements permettra certainement d’affiner les seuils préconisés pour la gestion des futaies irrégulières à base de douglas. [S.P.]

Rasse N. [2013]. L’irrégularisation des peuplements équiennes de douglas en Bourgogne. Forêt Wallonne 123 : 43-54 (12 p., 4 fig., 8 réf.).

 

logoFWrevueChristophe Pankert

Qu’il s’agisse d’un peuplement équienne ou irrégulier, la nécessité d’une exploitation de qualité, respectueuse des stations et du peuplement, doit être le souci de chaque forestier. Pourtant, la circulation des engins de vidange et d’abattage se fait encore fréquemment sur l’ensemble du parterre de la coupe, et a lieu même lorsque la météo n’est pas propice. Les machines ne sont pas toujours adaptées au peuplement et parfois le personnel est insuffisamment qualifié. Les conséquences de telles pratiques sont néfastes pour les arbres restant, la régénération et leur système racinaire.

Mais les causes sont nombreuses. Peu de formations officielles pour le travail en forêt existent en Belgique. Les bûcherons et conducteurs d’engins sont le plus souvent autodidactes, et n’ont pas la formation nécessaire à la compréhension des effets de l’intervention.

Les responsables ne sont pas seulement les acteurs de la transformation. Du fait de la pratique courante de la vente sur pied, les propriétaires forestiers délèguent la récolte du bois au plus offrant. Celui-ci calcule ses dépenses au plus juste, de façon à accroître son bénéfice au maximum. Ce principe se répercute sur le salaire des travailleurs et sur la qualité de leur travail. Les gestionnaires ont également leur part de responsabilité. Nombreux sont encore les sylviculteurs qui pensent que le fait de rouler sur toute la parcelle entraîne moins de tassement du sol que de les concentrer sur les seuls layons. De ce fait, peu de cloisonnements sont créés par ces gestionnaires. Or, on sait aujourd’hui que c’est le premier passage de la machine qui provoque la majorité du tassement. De plus, il est du rôle du gestionnaire forestier de fixer les clauses d’exploitations dans le cahier des charges. C’est également au gestionnaire à marquer les arbres-objectif, les jeunes plants d’avenir ainsi que les placettes d’installation. Il est également important d’indiquer au bûcheron la direction d’abattage lors de cas complexes.

Enfin, il est important de prévoir que, dans ces conditions complexes, notamment en futaie irrégulière où arbres à récolter côtoient semis et jeunes tiges, les coûts d’exploitations seront plus élevés. Pour l’abattage d’un couvert résineux au-dessus d’une surface de régénération, le gestionnaire doit compter sur un coût de 9 €/m3. Les coûts d’une éclaircie au-dessus d’une surface de régénération sont de 10 à 15 €/m3, selon les différents paramètres (pente, hauteur de la régénération…). Les surcoûts de ces opérations permettent un bénéfice à court terme sur le temps gagné grâce à la régénération et à long terme sur le maintien de la capacité productive des sols en évitant la circulation répétée sur tout le parterre de la coupe. [A.D.]

Pankert C. [2013]. L’exploitation forestière, un défi pour le sylviculteur. Forêt Wallonne 123 : 37-42 (6 p.).

 

logoFWrevueThomas Kuhn, Marc Hanewinkel, Harald Bugmann, Peter Brang

Un travail de fin d’études encadré par l’Institut fédéral suisse de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) a été réalisé sur le thème de la vulnérabilité des forêts face aux tempêtes.

La base de données ayant servi à l’étude est constituée de données issues de forêts dominées par le sapin blanc (Abies alba), l'épicéa commun (Picea abies) et le hêtre commun (Fagus sylvatica), dans le canton de Neuchâtel, en Suisse romande. Cette base de données, unique au monde, est composée de données issues d'inventaires complets périodiques, effectués pied par pied depuis 1920.

Les effets de la forte tempête hivernale (« Lothar »), qui a eu lieu en décembre 1999, ont été analysés. L’objectif de l’étude était de déterminer, par une analyse scientifique, l'influence de la structure verticale du peuplement sur la vulnérabilité aux tempêtes. La mesure utilisée pour quantifier la structure est le coefficient de variation de la distribution du nombre de bois par catégorie de diamètre.

Les résultats partiels de l’étude montrent que les peuplements très irréguliers sont moins vulnérables aux chablis que les peuplements moins structurés. Les auteurs tirent comme conclusions que pour la zone étudiée, la longue tradition sylvicole de la futaie jardinée a entraîné une grande stabilité des peuplements et qu'elle représente manifestement une stratégie d'avenir en termes de réduction des chablis forestiers. [C.S.]

Kuhn T., Hanewinkel M., Bugmann H., Brang p. [2013]. Sensibilité des forêts irrégulières aux dégâts de tempête. Forêt Wallonne 123 : 35-36 (2 p.).

 

logoFWrevueGeorg Jehle

La futaie jardinée est une forme de gestion irrégulière, dont la courbe de distribution des tiges représente une hyperbole. Cela signifie que des arbres de toutes dimensions cohabitent dans un même peuplement, mais où chacune des classes de diamètre possède un nombre constant de tiges. On parle alors de structure irrégulière à l’état d’équilibre.

Ce traitement est largement appliqué en Forêt Noire, en Allemagne. En fait, cette gestion n’est pas le fait d’un choix effectué de longue date, mais plutôt le résultat de longues périodes de dévastations ou, tout simplement, d’absence de gestion prolongée. Il faut ajouter que les conditions stationelles sont favorables aux essences les plus adaptées pour la futaie jardinée, à savoir le sapin pectiné et l’épicéa commun. En effet, on y trouve des altitudes comprises entre 400 et 800 mètres, des précipitations variant de 800 à 1500 mm, et le substrat géologique composé de grès bigarré, granit et gneiss donne des sols plutôt acides. Plus le peuplement est irrégulier, plus la part de sapin est importante.

Alors que les premières typologies en futaie jardinée se basaient sur un ensemble de variables à observer (surface terrière, proportion des différentes classes de diamètre et volume), la typologie utilisée en Forêt Noire se base sur trois catégories de diamètre, à savoir les petit bois (7-25 cm), les bois moyens (25-50 cm) et les gros et très gros bois (50 et plus). Dans chacune de ces catégories, on compare le nombre d’arbres réels avec un nombre idéal, celui de la norme. On peut alors attribuer à ces catégories un chiffre, 1, 2 ou 3, en sachant que « 1 » signifie un nombre de tiges inférieur à la norme, « 2 » un nombre de tiges sensiblement égal à celui de la norme, et « 3 » un nombre de tiges excédentaire.

On obtient ainsi un nombre à trois chiffres qui définit le type de structure du peuplement étudié. Par exemple, le type « 222 » correspond à la répartition idéale, « 122 » indique un type de peuplement déficitaire en petits bois et « 231 » un déficit de gros bois et un excès de bois moyens.

Bien qu’au total on obtienne en théorie vingt-sept possibilités différentes de types de structure, cette typologie, pragmatique et simple d’utilisation, renseigne le type de peuplement actuel rien que par son appellation et permet d’orienter les opérations sylvicoles ultérieures. [A.D.]

Jehle G. [2013]. Futaies jardinées et peuplements en voie d’irrégularisation en Forêt Noire. Forêt Wallonne 123 : 29-34 (6 p., 4 fig.).

 

logoFWrevueStéphane Asaël

« La biodiversité s’exprime-t-elle de façon optimale dans une forêt à structure irrégulière ? » Voilà la question que tente de décortiquer l’auteur. Pour lui, la biodiversité en forêt doit s’appréhender à l’échelle du massif forestier. La futaie irrégulière n’est pas intrinsèquement porteuse de davantage de biodiversité que la futaie régulière. C’est la diversité des situations qui détermine le degré de biodiversité que ce soit au niveau génétique, des espèces ou des écosystèmes.

Dés lors, l’auteur conclut : « Opter pour une sylviculture dite irrégulière doit rester un choix du propriétaire au regard des peuplements à gérer et de ses objectifs de gestion. Il ne doit pas être dicté par un dogmatisme institutionnel ou colporté par une pensée unique. Garder ou encourager une multitude de situations forestières différentes est gage de biodiversité. De même, faire le choix de la plantation plutôt que celui de la régénération naturelle peut s’avérer payant à la fois économiquement mais aussi écologiquement. Tout est une question de dosage, mais c’est comme partout ! » [C.H.]

Asaël S. [2013]. Régulier ou irrégulier ? La biodiversité passe par la diversité. Forêt Wallonne 123 : 25-28 (4 p.).

 
 

logoFWrevueJulien Tomasini

Le suivi financier des futaies irrégulières fait souvent défaut. Ce manque d’information peut freiner certains gestionnaires dans leur démarche de transformation de leurs futaies équiennes. Grâce au réseau AFI (Association Futaie Irrégulière), il est désormais possible de réaliser un suivi économique de plus d’une centaine de parcelles de référence situées dans des peuplements irréguliers feuillus et résineux en France, en Belgique et dans d’autres pays d’Europe. En plus de l’aspect économique, le réseau AFI permet également un suivi dendrométrique et écologique de la gestion appliquée.

Le suivi économique d’une futaie irrégulière étant fort différent d’une futaie équienne, une méthodologie spécifique a été mise en place. L’objectif n’est pas de prodiguer des normes, mais plutôt de mettre à disposition des indications, des ordres de grandeur de recettes et de dépenses encourus par ce mode de traitement.

À ce titre, les résultats montrent que les dépenses en futaie irrégulière proviennent principalement du marquage des coupes qui représente en moyenne 70 % des coûts. L’importance cruciale de cette opération en futaie irrégulière est donc bien mise en évidence. Les soins culturaux sont appliqués dans la plupart des dispositifs de référence, le traitement inéquienne ne permet donc pas de se passer de ces travaux de dégagement, nettoiement et dépressage. Ces coûts ne sont toutefois pas excessifs et dépendent fortement du contexte stationnel et des objectifs du propriétaire. Par exemple, les coûts seront importants s’il lutte pour favoriser une essence moins dynamique qu’une autre. Les dépenses relatives à l’élagage sont quasi nulles en peuplements feuillus et rares en résineux, probablement grâce à une bonne gestion du sous-étage et au fruit de l’automation biologique. Les travaux de plantation sont rares et n’ont généralement lieu que pour appuyer une régénération naturelle qui fait défaut ou dont la composition en essence n’est pas satisfaisante. Les frais fixes (gestion principalement) sont peu variables selon le contexte stationnel, mais très fluctuants suivant le degré d’implication des gestionnaires dans leurs peuplements.

Les recettes sont très variables entre parcelles de référence, elles vont de 35 à 600 €/ha/an avec une moyenne de 215 €/ha/an. Cette variation est due à la composition en essence des peuplements, à l’influence de la gestion passée (sur- ou dé-capitalisation, conversion de taillis sous futaie, etc.), à d’éventuels chablis durant la période de suivi, mais aussi au contexte écologique. Il faut noter qu’il est primordial de mettre en regard les recettes avec l’évolution du capital sur pied pour pouvoir estimer la performance d’une gestion en futaie irrégulière. Dans toutes les parcelles de suivi du réseau, les recettes sont supérieures aux dépenses, la gestion pratiquée est donc toujours rentable.

L’estimation de la valeur du capital sur pied met en évidence les tendances suivies par les gestionnaires. Ainsi, par exemple, lorsque la proportion de brins de taillis diminue et fait place progressivement à des perches d’avenir, la valeur potentielle du peuplement augmente. On constate également que la gestion de la qualité permet, pour une essence donnée et avec une surface terrière identique, d’augmenter la valeur du matériel sur pied.

Le suivi réalisé par l’AFI permet de quantifier de manière dendrométrique, écologique, mais surtout économique la gestion en futaie irrégulière. Au fil des années, les données s’accumulent et permettent de quantifier les flux financiers de la gestion appliquée. Malgré le manque de recul sur certains dispositifs, ces premiers résultats permettent déjà de tirer de nombreux enseignements quant à la rentabilité de la gestion en futaie irrégulière feuillue ou résineuse. [S.P.]

Tomasini J. [2013]. Suivi économique mis en place sur le réseau AFI : flux financiers et évolution du capital. Forêt Wallonne 123 : 13-24 (12 p., 4 fig.).

 

logoFWrevueChristine Sanchez, Phil Morgan

La problématique des peuplements résineux situés en dehors de leur aire naturelle fait l’objet d’un débat scientifique depuis plusieurs années en Europe. Ce sujet a été traité lors d’un colloque organisé par l’asbl Forêt Wallonne en novembre dernier, suite au projet Interreg CoForKo.

L’article débute par un historique et un état des lieux de la situation actuelle des peuplements résineux en Europe. Les événements de l’histoire européenne qui ont mené vers le déclin des espèces feuillues et à l’implantation à grande échelle des espèces résineuses sont présentés dans le but de mieux comprendre le contexte actuel. Un des évènements majeurs qui a contribué aux plantations massives est la peur généralisée d’une pénurie de bois liée à l’état de surexploitation répandue à la fin du 19e siècle. Pour certains pays, une comparaison de la composition spécifique des forêts européennes entre l’époque pré-industrielle et actuelle est présentée.

Les questions soulevées par la viabilité et la durabilité du type de gestion qui est le plus souvent associé aux peuplements résineux issus de plantations sont également débattues. Suite aux interrogations suscitées par les gestionnaires, de nombreuses expériences et initiatives de transformation ou d’irrégularisation ont vu le jour.

Pour finir, les principales stratégies sylvicoles utilisées pour transformer ou irrégulariser les peuplements résineux sont présentées, schémas à l’appui. Ces stratégies se distinguent par la technique de coupe, la qualité de l’abri offert au peuplement restant ainsi que la tendance à générer une structure irrégulière. [C.S.]

Sanchez C., Morgan p. [2013]. L’irrégularisation des peuplements résineux en Europe : une tendance généralisée ? Forêt Wallonne 123 : 3-12 (10 p., 1 fig., 4 réf.).

logoFWrevueFNEF

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FNEF[2013]. Liste des prix moyens des bois sur pied : automne-hiver 2012-2013. Forêt Wallonne 122 : 56-57 (2 p., 1 tab.).

 

logoFWrevueMarianne Rubio

Une forêt en pleine croissance peut absorber de 3 à 10 tonnes de carbone par an, ce qui fait de nos forêts européennes des puits de carbone. D’autre part, le stockage du carbone dans les produits bois participe à la lutte contre le changement climatique, par la substitution des énergies fossiles ou des matériaux plus gourmands en énergie.

Même si les forêts sont exclues de l’ambitieux marché du carbone européen, elles ont réussi à se faire une place sur les marchés volontaires parallèles. Les projets concernent actuellement encore principalement des actions de boisements ou reboisement sur des terrains non boisés. Les projets concernant de la gestion forestière existent mais plutôt sur les marchés nord américains. [C.H.].

Rubio M. [2013]. Forêt et carbone. Forêt Wallonne 122 : 36-43 (8 p., 5 fig., 12 réf.).

{/mooblock}

{mooblock=Protéger le potentiel productif des meilleurs sols}

José Layon, Christophe Heyninck, Hugues Claessens

L’exploitation des résineux sur cloisonnement et lit de branches, pour les coupes de moyens et gros bois, en éclaircie ou coupe finale, répond à une demande des forestiers pour une meilleure prise en compte du potentiel productif des sols des forêts dont ils ont la responsabilité.

La technique, décrite pratiquement dans l’article, a été mise au point sur base d’observations réalisées avec les exploitants. Les éventuels surcoûts sont récupérés grâce au terrain laissé propre et à une meilleure maîtrise des coûts de reboisement. [C.H.]

Layon J., Heyninck C., Claessens H. [2013]. L’exploitation des mises à blanc résineuses sur cloisonnements et lit de branches pour protéger la capacité productive des sols forestiers et maîtriser les coûts de reboisement. Forêt Wallonne 122 : 44-54 (11 p., 4 fig., 4 réf.).

 

logoFWrevueLéon Wehrlen

La végétation forestière concurrente constitue souvent une des causes d'échec à l'installation d'une régénération ou d'une plantation. Cet article énumère les techniques connues ou innovantes, ainsi que leurs avantages et inconvénients.

La question importante de savoir s'il faut éliminer ou maîtriser la végétation concurrente est discutée en début d'article, avec une insistance sur le fait que le choix du type d'intervention et d'outil doit être justifié techniquement sur des bases raisonnées et non sur des habitudes. En ce qui concerne le moment d'intervention, il est plus facile et plus rapide d'intervenir vis-à-vis d'une végétation peu dense, moins enracinée et moins haute. Des éléments sont détaillés concernant la surface optimale sur laquelle intervenir, ainsi que sur la stratégie à appliquer.

Les espèces adventices de nos régions sont énumérées et classées en fonction de leur impact physique réel qu'elles provoquent sur la régénération (compétition pour la lumière, l'eau, écrasement…). Pour chaque espèce ou groupe d'espèces, des informations concernant son caractère d'obstacle physique, sa compétition pour l'eau, pour la lumière… sont données. Une indication sur le biotope qu'elle fournit aux rongeurs est aussi parfois donnée.

Les techniques de maîtrise de la végétation sont reprises synthétiquement dans un tableau d'évaluation de l'efficacité des techniques actuelles ou anciennes pour la maîtrise de la végétation adventice. Les techniques sont l'arrachage, le bâtonnage, la coupe manuelle, la coupe mécanique, le dessouchage, l'herbicide, les paillages et le travail du sol. [C.S.]

Wehrlen L. [2013]. Quels outils pour mieux maîtriser la végétation forestière concurrente ? Forêt Wallonne 122 : 22-35 (14 p., 1 tab., 6 réf.).

 

logoFWrevueFrançois Lehaire, Kevin Morelle, Philippe Lejeune

Les accidents de la route causés par les animaux sauvages représentent un coût social, économique et écologique. Pour mieux comprendre les phénomènes à l’origine de ces collisions, l’équipe de Gembloux Agro-Bio Tech s’est penchée sur les statistiques des services de police relatant ce type d’accidents.

Au cours de ces dernières années, le nombre d’accidents impliquant des espèces gibier a considérablement augmenté. La corrélation entre les indices d’abondance et le nombre d’accidents est très marquée pour le sanglier, moyennement importante pour le cerf et très faible pour le chevreuil. La forte propension du sanglier à aller explorer de nouveaux territoires, particulièrement chez les jeunes mâles, explique en grande partie cette relation. En ce qui concerne le chevreuil, le manque de corrélation pourrait venir de son comportement territorial et de la relativement faible étendue de son domaine vital.

La répartition des accidents connaît certaines variations saisonnières. Il semble que l’automne soit plus propice aux collisions. Les activités de chasse, la forte fréquentation du public et la plus grande activité des sangliers mâles durant le rut peuvent l’expliquer. Une plus grande proportion d’accidents est également constatée pendant les mois d’avril et mai. Elle s’explique par l’émancipation des jeunes de l’année précédente. En ce qui concerne l’heure des collisions, elles sont plus fréquentes au lever du soleil et à la tombée de la nuit. Cette étude ouvre des perspectives prometteuses afin de mieux mesurer les risques d’accidents liés à la faune sauvage. [S.P.]

Lehaire F., Morelle K., Lejeune P. [2013]. Collisions entre véhicules et animaux en liberté : état des lieux à partir d’une enquête au sein de la police. Forêt Wallonne 122 : 13-21 (9 p., 7 fig., 4 réf.).

 

logoFWrevueSébastien Petit, Hugues Claessens, Gauthier Ligot

Une étude menée à l’échelle de la Wallonie a permis de mettre en évidence les paramètres dendrométriques favorables au développement des semis de douglas. Elle est basée sur les données de l’Inventaire Permanent des Ressources Forestières de Wallonie auxquelles ont été couplées des observations spécifiques à la régénération.

Les résultats montrent que plus les peuplements sont âgés, plus l’apparition et le développement des semis sont favorisés. La proportion de douglasaies en régénération atteint même 50 % dans les peuplements dont l’âge dépasse 80 ans. La croissance de la régénération est également encouragée dans les peuplements peu denses. L’effet de la surface terrière et du nombre de tiges par hectare est marqué. Le développement des semis reste tout de même encourageant sous des peuplements peu éclaircis.

Si la tendance actuelle des gestionnaires à privilégier des dimensions d’exploitabilité plus élevées se maintient, la proportion de douglasaies en régénération ne devrait faire qu’augmenter dans les prochaines décennies. Le développement aisé des semis au sein de peuplements plus ou moins denses permet d’affirmer que la régénération naturelle du douglas est une opportunité pour les gestionnaires de renouveler leurs peuplements à moindre frais. [S.P.]

Petit S., Claessens H., Ligot G. [2013]. Quel type de peuplement pour un renouvellement naturel du douglas ? Forêt Wallonne 122 : 3-12 (10 p., 4 fig., 1 tab., 17 réf.).

 

logoFWrevueGérard Jadoul

La réorganisation du fonctionnement des conseils cynégétiques est en pleine ébulition. Leur rôle central dans la gestion de certains gibiers est aujourd’hui reconnu mais des lacunes sont apparues au fil des années, dont la non maîtrise des densités et le manque de démocratie ne sont pas les moindres.

Pour y remédier, l’auteur rappelle les pistes qui ont été remises par un groupe de travail rassemblant les représentants des communes, des agriculteurs, des propriétaires privés, des environnementalistes et des chasseurs.

En gros, les pistes consistent à renforcer le rôle des conseils tout en les obligeant à une meilleure ouverture aux autres acteurs présents sur les territoires. Les nouvelles exigences demandées aux conseils nécessiteront la mise en place d’un encadrement technique extérieur. [C.H.]

Jadoul G. [2012]. Conseils cynégétiques, stop ou encore ? Forêt Wallonne 121 : 54-60 (7 p.)./p>

logoFWrevueManuel de Tillesse

Les gestionnaires de territoires de chasse dépendent, au moins partiellement, des autres acteurs (non-chasseurs) pour réaliser leurs objectifs. Par conséquent, il est nécessaire de passer par le dialogue entre acteurs, et cela n’est pas toujours simple. En ce qui concerne la chasse-gestion du petit gibier, les enjeux sont connus : la gestion des habitats, la gestion des prélèvements et la gestion de l’impact des prédateurs.

Le véritable défi à relever pour les chasseurs modernes est donc d’établir une relation de confiance avec les autres acteurs de la ruralité. En effet, avec une bonne compréhension entre chasseurs et non-chasseurs, l’amélioration de l’état de conservation du petit gibier se fera plus aisément.

Le label « Wildlife Estates » peut y contribuer à deux niveaux : d’une part pour limiter ce qui paraît inacceptable aux yeux de la majorité et d’autre part pour communiquer sur la valeur ajoutée de la chasse. Ce label européen, initiée en 2003 par Claude Delbeuck (Président du Conseil de gestion des Chasses de la Couronne), vise à « reconnaître et valoriser les pratiques exemplaires de gestion des territoires dans lesquels il existe des activités cynégétiques ». [C.S.]

de Tillesse M. (2012). Le label « Wildlife Estates » : une partie de la solution ? Forêt Wallonne 121 : 50-53 (4 p.).

logoFWrevueFrançois Klein

Au cours des dernières décennies, les populations de sangliers établies sur le territoire français ont fait preuve d’une dynamique exceptionnelle. Le tableau de chasse national a ainsi été multiplié par dix depuis la fin des années ’70. Cette augmentation des populations a été accompagnée d’un accroissement des problèmes liés au sanglier. Ils peuvent être répartis en cinq catégories :

  • dégâts aux cultures agricoles ;
  • collisions routières ;
  • dégradations de propriétés privées (jardins, pelouses) et d’installations publiques (terrains de sport, aménagements paysagers) ;
  • dégâts dans les espaces naturels protégés ;
  • problèmes sanitaires et risques de transmission à la faune domestique.

Pour répondre à cette problématique, un plan national a été mis au point en concertation avec tous les acteurs concernés, chasseurs et autres gestionnaires traditionnels de l’espace rural, agriculteurs, forestiers, mais également les citadins, plus récemment concernés. Ce plan vise à identifier les points noirs et surtout, à apporter les outils techniques pour réduire les populations. [S.P.]

Klein F. [2012]. Le plan national français de maîtrise des populations de sangliers : un exemple à suivre ? Forêt Wallonne 121 : 43-49 (7 p., 3 fig.).

logoFWrevueCéline Prévot, Kevin Morelle

Les populations de sangliers augmentent en nombre et étendent leur aire de répartition un peu partout en Europe. En Wallonie, la population de sangliers a quadruplé en 30 ans. Plusieurs études se sont penchées sur le sujet et les raisons de cette augmentation concernent souvent l’influence du climat. Grâce aux différents suivis réalisés par le DEMNA, les déplacements au sein des populations de sangliers sont mieux compris.

L’article se penche d’abord sur le potentiel de dispersion du sanglier en se basant sur les données de bagage de marcassins. Deux variables sont analysées : la distance parcourue dans le cadre de la dispersion natale (mouvement à sens unique à partir du site de naissance d’un individu jusqu’à son site de première reproduction) et le taux de cette dispersion natale.

Quelques résultats provenant d’une étude génétique sont également présentés. Le génotypage de 1153 sangliers répartis sur l’ensemble de la Wallonie a mis en évidence quatre sous-populations génétiquement homogènes.

Parallèlement à l’augmentation de la taille de ses populations, le sanglier a vu son aire de distribution s’accroître en Wallonie. Un suivi par enquête a été réalisé auprès des conseils cynégétiques et des agents du DNF pour mieux comprendre l’expansion géographique observée. Une première phase de l’enquête visait à retracer l’expansion géographique du sanglier en Wallonie. La seconde phase consistait à réaliser un état des lieux sur la situation actuelle de la distribution du sanglier en périphérie du sillon Sambre-et-Meuse. [C.S.]

Prévot C., Morelle K. (2012). Potentiel de dispersion du sanglier et historique de la colonisation de la plaine agricoles en Wallonie. Forêt Wallonne 121 : 35-42 (8 p., 5 fig., 3 réf.).

logoFWrevueMarie Vanschepdael, Amandine Delalieux, Manuel de Tillesse,
Christophe Manssens, Layla Saad

Depuis 2008, l’asbl Faune & Biotopes met en place un programme de gestion intégrée à large échelle de la petite faune sauvage des plaines. Les objectifs sont d’assurer une gestion en lien avec la biologie de l’animal et de fédérer les nombreux acteurs susceptibles de pouvoir améliorer le biotope à travers une démarche participative. Le projet pilote intitulé « 2 000 hectares, sinon rien ! » a débuté en 2012 pour une durée de 5 ans. [S.P.]

Vanschepdael M., Delalieux A., de Tillesse M., Manssens C., Saad L. [2012]. « 2 000 hectares sinon rien ! » pourquoi et comment décloisonner la gestion cynégétique ? Forêt Wallonne 121 : 31-34 (4 p., 1 fig.).

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