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logoFMcachetUne étude menée par une équipe internationale de scientifiques dirigée par Marc Hanewinkel de l’Institut fédéral de recherches (WSL) en Suisse affirme que d’ici 2100, les changements climatiques pourraient réduire la valeur économique des forêts en Europe de 14 à 50 %, ce qui équivaudrait, en l’absence de mesures efficaces, à une perte potentielle de plusieurs centaines de milliards d’euros.

Même avec un scénario de changement climatique modéré, les modifications de température et de précipitations influenceront fortement la répartition de la plupart des essences forestières. À long terme, les espèces adaptées au froid et à une humidité moyenne, comme l’épicéa commun, seront exposées à une forte diminution de leur superficie. Or, dans beaucoup de pays européens, l’épicéa commun contribue aujourd’hui à une grande part de la valeur d’exploitation des forêts.

L’étude a appliqué trois scénarios de changement climatique parmi les quarante du GIEC et dans les trois cas, l’épicéa commun s’établira plus au nord et disparaîtra probablement d’une grande partie de l’Europe centrale, orientale et occidentale. Les essences méditerranéennes comme le chêne-liège (Quercus suber) ou le chêne vert (Quercus ilex), profiteront du changement climatique et s’implanteront beaucoup plus au nord. Ces essences méditerranéennes sont mieux adaptées à la sécheresse mais ont une croissance plus lente et offrent donc un faible rendement économique pour l’industrie du bois. Ces futures forêts à croissance lente capteront également moins de carbone qu’aujourd’hui.

Les auteurs indiquent qu’il pourrait s’avérer nécessaire de recourir à des mesures de gestion adaptées, voire d’envisager l’introduction d’espèces non indigènes mais plus productives comme le douglas (Pseudotsuga menziesii), le cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica) ou des variétés de pin ou d’eucalyptus. [C.S.]

Communiqué complet, graphiques et informations complémentaires : www.wsl.ch

Hanewinkel M., Cullmann D.A., Schelhaas M-J., Nabuurs G-J, Zimmermann N.E. [2012]. Climate change may cause severe loss in the economic calue of European forest land. Nature Climate Change, published online.

logoFMcachetDepuis le 1er janvier 1980, le stère n’est plus reconnu comme unité de mesure légale en Belgique. Il convient donc d’utiliser la seule unité autorisée pour le volume de bois : le mètre cube, ou le mètre cube apparent dans le cas du bois de chauffage.

Les entreprises qui veulent vendre du bois ne peuvent donc légalement renseigner sur les annonces les factures et les étiquettes qu’un volume en mètre cube. Annoncer un volume en stère peut donc conduire à des sanctions pénales. En effet, le Service Public Fédéral Économie a l’intention d’effectuer plus de contrôle en ce sens, selon un communiqué de l’UREBO (Union Régionale des Entreprises du Bois). [B. de P.]

Communiqué UREBO, 19 octobre 2012

logoFMcachetLe FCBA (ancien AFOCEL) propose une synthèse des connaissances actuelles sur la sylviculture de l’eucalyptus en France. Cette essence, qui couvre 19 millions d’hectares dans le monde, est particulièrement appréciée pour la fabrication de papier et, plus récemment, pour la production de biomasse énergétique.

En France, sous l’impulsion de grands groupes papetiers, plusieurs programmes de recherches ont été menés depuis les années ‘70. Ils visaient principalement à mettre au point les itinéraires techniques et les provenances possibles pour une culture dans les régions méridionnales.

L’enjeux principal est de concilier productivité et résistance aux grands froids. Aujourd’hui, des clones adaptés semblent au point et le taillis à courte rotation (TCR) permet de récolter environ 10 tonnes de matière sèche par hectare et par an. Les eucalyptus sont plantés à 1000 ou 1250 plants/ha, la rotation est de 10 à 12 ans et on autorise trois à quatre rotations avec le même ensouchement. Les arbres sont récoltés à 30 cm de diamètre de souche.

Les travaux de préparation et de plantation sont lourds et sont plutôt à comparer à des pratiques agricoles que sylvicoles.

Les recherches actuelles s’orientent vers l’impact sur le milieu et notamment sur le cycle de l’eau. Les questions de biodiversité et d’acceptation sociétale sont également au cœur des préoccupations des chercheurs. [C.H.]

Melun F., Nguyen T.N. [2012]. L’Eucalyptus en France : une espèce remarquable pour la production de biomasse. Revue Forestière Française 64(1) : 7-26 (20 p., 6 fig., 1 tab., 23 réf.).

logoFMcachetL’article nous plonge dans le gigantisme des exploitations forestières au Brésil et prend l’exemple de la société Veracel, active dans la production de pâte à papier. La société est détenue à moitié par les finno-suédois de Stora Enso (n° 1 des grandes compagnies forestières en Europe) et par le brésilien Fibria (leader mondial des pâtes et papiers).

Veracel possède 211 000 ha de forêt dont 91 000 dans un rayon de 50 km autour de l’usine. Dans leur pépinière, 17 millions de boutures d’eucalyptus sont produites chaque année. Il s’agit de différents clones d’urograndis, essence exclusive de l’usine. Les plantations donnent en moyenne 40 m3 de bois par hectare et par an. En 7 ans, les arbres atteignent 15 mètres de haut et 20 cm de diamètre. Ils sont alors exploités en billons de 3 et 6 mètres.

14 000 ha sont exploités chaque année. La coupe est réalisée à blanc sur plusieurs centaines d’hectares d’un seul tenant. Les abatteuses tournent en deux équipes de 8 heures par jour pour une production de 24 m3 par heure de travail. Toutes les conditions sont réunies pour une exploitation la plus productive possible : grands chantiers, terrains plats et porteurs, coupe à blanc, plantation en ligne d’une seule essence, bois calibrés, peu d’écorce et de branches…

Plus de 10 000 m3 de bois sont livrés chaque jour à l’usine pour entretenir un stock permanent de 120 000 m3. C’est donc près de 4 millions de mètres cubes de bois par an qui sont utilisés par l’usine pour produire 1,1 million de tonne de pâte chimique. [C.H.]

Wood R., APFB [2012]. Au Brésil, l’exploitation mécanisée des petits bois avance à grands pas. Le Journal de la Mécanisation Forestière 126 : 39-41 (3 p.).

logoFMcachetPetit à petit, le cheval de fer a fait son chemin dans le paysage forestier européen. Cet engin à chenille, qui se conduit à l’aide d’un manche et non à partir d’une cabine, permet de nombreux travaux de faible envergure en terrain difficile. Depuis son apparition, plus de trois cents exemplaires ont ainsi fait leur apparition en France, principalement pour travailler sur de petits chantiers forestiers ou pour des travaux en ripisylve.

Une nouvelle variante prometteuse fait maintenant son apparition : le « cheval à roues », traduction littérale de son nom anglais « Wheelhorse ». Il s’agit d’une machine à six roues motrices de 1100 kg à vide, longue d’un peu plus de 4,6 mètres et large de 1,3 mètre. C’est une sorte de mini-porteur articulé : derrière la commande à main, on retrouve une petite remorque de type porteur pouvant accueillir des bois de 2 à 6 mètres et une charge jusqu’à 1,5 tonne. Il se conduit soit en marchant à côté de la machine, manche en main, soit en se mettant debout à l’avant de la machine. Une vitesse lente et une vitesse rapide sont proposées, pour atteindre 15 km/h dans le meilleur des cas. Le Wheelhorse peut grimper des dénivelés jusque 25 %.

Le prix du Wheelhorse est inférieur à 30 000 euros, qu’il soit équipé d’une remorque de type porteur, d’un rollerbuche hydraulique, d’une tarrière ou d’une benne. Cette solution peut donc être intéressante économiquement pour des travaux sur de petites surfaces, des sols sensibles, des milieux particuliers comme les ripisylves ou encore des parcelles en forte pente. [B. de P.]

S.A.[2012]. Le cheval de fer évolue en cheval à roues pour le débardage de bois court. Le Journal de la Mécanisation Forestière 126 : 33-34 (2 p.).

logoFMcachetLes populations de perdrix grise montrent une diminution drastique de leur nombre partout en Europe. Les connaissances actuelles sur les causes du déclin et l’efficacité des mesures de conservation sont passées en revue dans cet article. L’évolution des populations étudiées au Royaume-Uni montre trois périodes : une population stable avant 1950, une diminution brutale de leur nombre entre 1950 et 1970, et un déclin continu après 1970. Les autres pays européens s’inscrivent dans le même schéma, avec parfois un décalage de 10 ans pour chaque période (déclin entre 1960 et 1980).

Le début du déclin des populations coïncide avec une diminution brusque de la survie des poussins, principalement causée par la réduction de la disponibilité en insecte, elle-même causée par l’utilisation de pesticides. Ensuite, plusieurs facteurs causent le déclin continu des populations après 1970, comme la diminution du succès des couvaisons et une augmentation du rôle de la prédation.

Les mesures pour restaurer le nombre de perdrix devraient d’abord se concentrer sur l’amélioration des habitats dans lesquels les poussins sont élevés. Après cela, d’autres facteurs sont importants comme la survie des couvées et celle des poules durant la période d’incubation et l’hiver. La gestion devrait donc se focaliser sur la restauration : (1) des habitats riches en insecte pour les poussins, (2) des habitats hivernaux riches en graine et (3) des couverts adaptés à la nidification. La régulation des prédateurs ne devrait pas distraire le gestionnaire de l’objectif numéro 1 de restauration qui est l’amélioration de l’habitat.

Ces améliorations doivent s’inscrire dans une gestion intégrée avec l’agriculture conventionnelle. À côté des bandes spécialement créées pour augmenter la ressource en nourriture ou celle disponible en hiver, l’agriculture conventionnelle peut également jouer un rôle en diversifiant les cultures et en réduisant ou en utilisant de manière plus sélective les pesticides. Laisser les bordures de champ non pulvérisées est une solution pratique qui pourrait être généralisée.

Seule une approche intégrée, permettant une amélioration à large échelle des habitats, parviendra à restaurer les niveaux de population actuels à ceux d’avant 1950. [C.H.]

Kuijper D.P.J., Oosterveld E., Wymenga E. [2009]. Decline and potential recovery of the European greypartridge (Perdix perdix) population - a review. European Journal of Wildlife Research 55(5) : 455–463 (9 p., 3 fig., 59 réf.).

logoFMcachetDurant le mois d’octobre, le Ministre Carlo Di Antonio a présenté son « Plan stratégique de réduction des populations de grand gibier en Wallonie » afin de rétablir un meilleur équilibre faune-flore.

Le plan comprend vingt-cinq mesures différentes réparties en quatre grands objectifs :

  • réduire les populations là où elles sont excédentaires ;
  • éviter des concentrations et proliférations de grand gibier ;
  • responsabiliser le monde la chasse ;
  • et établir un état des lieux précis de la situation.

Le plan stratégique vise, d’ici trois ans, à réduire d’un tiers la population de sanglier, et à revenir à une population d’environ 10 000 cerfs au lieu des 12 600 estimés à l’heure actuelle. Pour y arriver, diverses mesures seront assouplies : une période de battue pour les espèces sanglier, cerf, daim et mouflon qui va s’étaler jusqu’au 31 janvier, au lieu du 31 décembre. À partir de 2013, les battues qui auront lieu entre le 20 décembre et le 31 janvier seront cependant autorisées uniquement la semaine, afin de ne pas importuner les autres usagers de la forêt. La régulation des populations lors de la récolte des cultures sera autorisée également.

Pour éviter les concentrations et proliférations de grand gibier, le ministre a choisi de réglementer beaucoup plus strictement le nourrissage. Le nourrissage du grand gibier va être interdit au nord du sillon Sambre et Meuse. À partir du 15 novembre 2012, les silos en forêt seront interdits, de même que la mécanisation et la motorisation du nourrissage. Seules deux formes de nourrissage seront encore autorisées au sud du sillon Sambre et Meuse :

  • un nourrissage supplétif entre le 1er novembre et le 30 avril, avec du foin de graminée ou de légumineuse, les betteraves devenant interdites ;
  • un nourrissage dissuasif du sanglier entre le 1er avril et le 30 septembre, sans maïs, mais avec des céréales indigènes avec ajout de pois ;
  • pendant une période de trois ans, le nourrissage dissuasif reste autorisé entre le 1er octobre et le 31 mars, sauf pour les territoires « points noirs » sanctionnés pour défaut de prélèvement en sanglier suffisant. [B. de P.]

Communiqué de presse du Ministre Carlo Di Antonio, 24 octobre 2012.

logoFMcachetLa stabilité des peuplements est considérée comme un paramètre crucial dans la gestion forestière, surtout dans le cas des pessières pures pour lesquelles le développement optimal dépend fortement des interventions réalisées. La recherche de la stabilité doit se faire dans le jeune âge, dès la fin de la phase d’installation et pendant toute la durée de la phase de qualification grâce à la désignation et le détourage des arbres d’avenir.

Une étude réalisée en République tchèque a analysé le développement des arbres d’avenir en fonction de différentes distances initiales de plantation ainsi que l’application de différents types d’éclaircie. L’étude s’étend sur 20 ans et le peuplement était âgé de 40 ans à la fin de la période.

Quatre distances de plantation ont été testées : 1,5 x 1, 2,5 x 1, 2,5 x 1,5 et 2,5 x 2,5 mètres. Trois types d’éclaircie ont été appliqués à chaque modalité de plantation : éclaircie systématique, éclaircie sélective et pas d’éclaircie. Les arbres d’avenir ont été désignés dès le début de la période d’étude et leur développement analysé en fonction des conditions initiales de plantation et des modalités d’éclaircie.

Les résultats montrent que les conditions les plus favorables à la stabilité du peuplement concernent les éclaircies sélectives et la distance de plantation la plus grande (2,5 x 2,5 m). [C.S.]

Stefancik I.[2012]. Development of spruce (Picea abies L. Karst.) target (crop) trees in pole-stage stand with different initial spacing and tending régime. Journal of Forest Science 58(10) : 456-464.

logoFMcachetOn sait que les vieux arbres feuillus sont particulièrement intéressants pour le maintien de la biodiversité en forêt. Des chercheurs suédois ont voulu savoir comment maximiser le bénéfice apporté par ces arbres. Le contexte est particulier et s’inscrit dans les grandes pessières à objectif de production du sud de la Suède, où une pratique commune consiste à laisser des vieux chênes au sein des pessières, au-delà donc de la coupe finale.

Les chercheurs ont mis en évidence l’importance de la taille de la trouée entourant ces vieux chênes sur la diversité et l’abondance des coléoptères saproxyliques. Le nombre de branches mortes que porte l’arbre est également un facteur important. Ils ont encore remarqué que l’orientation de la trouée jouait un rôle.

Afin de maximiser le bénéfice de ces vieux chênes répartit dans les pessières, en regard du sacrifice consenti par le propriétaire, les chercheurs conseillent d’orienter les trouées vers le sud et de conserver des arbres présentant de grosses branches mortes. [C.H.]

Koch Widerberg M, Ranius T., Drobyshev I, Nilsson U., Lindbladh M. [2012]. Increased openness around retained oaks increases species richness of saproxylic beetles. Biodiversity and Conservation 21 : 3035–3059 (25 p., 5 fig., 8 tab., 48 réf.).

logoFMcachetUne étude menée sur les données de l’inventaire slovène a permis de mettre en évidence les principaux facteurs influençant le recrutement des jeunes hêtres. Il s’est avéré qu’une faible surface terrière favorise le passage à la futaie. Un pourcentage de surface terrière de hêtre élevé au sein du peuplement dominant l’encourage également. Il semble être facilité dans les jeunes peuplements équiennes ainsi que dans les futaies jardinées et sur les stations de productivité moyenne. La récolte de bois a une influence positive sur le recrutement alors que la présence de grands ongulés le contrarie. Parmi les variables climatiques étudiées, la température moyenne ainsi que les précipitations annuelles influencent la probabilité de passage à la futaie. Une augmentation de la température annuelle moyenne réduit les chances de recrutement. À l’inverse, des précipitations annuelles élevées encouragent le développement des jeunes hêtres. Des résultats intéressants afin d’envisager le futur de cette essence en Europe. [S.P.]

Klopcic M., Poljanec A., Boncina A. [2012]. Modelling natural recruitment of European beech (Fagus sylvatica L.). Forest Ecology and Management 284 : 142-151 (10 p., 4 fig., 5 tab., 59 réf.).

logoFMcachetLa compétition entre les différents usages du bois (énergie, industrie papetière, panneaux, etc.) fait que d’autres sources de matériaux sont prospectées pour répondre à la demande croissante en pellets dans certains pays. Le miscanthus, une graminée pouvant atteindre 4 mètres de haut, serait une alternative intéressante au bois. Il présenterait en effet des avantages économiques et environnementaux tels que de hauts rendements, une facilité de récolte, une faible émission de gaz à effet de serre par unité de biomasse et par unité de surface agricole, ainsi qu’une action bénéfique sur l’érosion des sols agricoles.

Des chercheurs allemands ont étudié l’influence d’une proportion de miscanthus sur la qualité des pellets du point de vue de leurs propriétés physiques. Les résultats montrent qu’il est possible d’obtenir des pellets répondant aux standards de qualité communément admis. [D.A.]

Lehmann B., Schröder H.-W., Wollenberg R. Repke J.-U. (2012). Effect of miscanthus addition and different grinding processes on the quality of wood pellets. Biomass and Bioenergy 44 : 150-159 (10 p., 2 tbl., 12 fig., 51 réf.).

logoFMcachetLes nombreux méandres et chenaux formés par les cours d’eau des plaines alluviales n’ont pas toujours existé : les sédiments fluviaux caractéristiques des plaines alluviales actuelles n’apparaissent qu’à la fin du Dévonien, précédent le Carbonifère (environ 360 millions d’années).

Les études sédimentologiques et paléontologiques montrent que les premiers arbres et les premières forêts sont à l’origine de la morphologie des plaines alluviales actuelles. En effet, la stabilisation des zones inondables et l’apparition des méandres seraient liées à la complexification et à la diversification des assemblages racinaires des plantes vasculaires. [C.S.]

Dabonneville C. [2012]. Brève paléontologie. Arbres et méandres : une histoire conjointe. La Garance Voyageuse 97 : 2 (1 p.).

logoFMcachetLes renouées invasives (Fallopia sp.) sont connues pour diminuer la diversité spécifique des plantes dans les lieux qu’elles colonisent. Des chercheurs suisses ont tenté de mettre en évidence l’effet de ces plantes invasives sur le recouvrement végétal et la diversité et l’abondance des espèces de gastéropode. Pour cela, ils ont comparé des parcelles témoins et des parcelles envahies de renouée du Japon.

Les résultats montrent que la richesse spécifique en plante des parcelles envahies est 50 % inférieure à celle des parcelles témoin, tant pour les espèces herbacées que pour les espèces ligneuses. Les espèces les plus affectées sont notamment le houblon, le fusain d’Europe, l’ortie et l’égopode podagraire.

Concernant les gastéropodes, des résultats analogues ont pu être constatés pour les espèces dont les coquilles dépassent 5 mm de diamètre et qui ont une espérance de vie supérieure à deux ans. Les limaces et les escargots à courte durée de vie ne subissent pas d’effet ou montrent au contraire une présence plus importante au sein des parcelles de renouée du Japon. [D.A.]

Stolla p., Gatzscha K., Rusterholza H.-P., Baura B. [2012]. Response of plant and gastropod species to knotweed invasion. Basic and Applied Ecology 13 : 232-240 (9 p., 2 tab., 3 fig., 38 réf.).

logoFMcachetLa mycosylviculture est un terme qui met en évidence le lien entre les champignons et l’écosystème forestier : l’influence pour la gestion forestière peut s’avérer importante. Les champignons servent en effet d’interface entre le sol et les arbres, grâce à leur mycélium, avec d’importants rôles dans la résilience des écosystèmes, mais aussi dans la nutrition des plantes et le recyclage de la matière organique.

Dans certaines régions européennes, la production de champignon peut s’avérer importante financièrement pour le propriétaire. Un projet européen est en développement dans le sud-ouest de la France, en Espagne et au Portugal, là où la production de cèpes de Bordeaux atteint par exemple :

  • 40 kg en moyenne par hectare et par an sur une pinède espagnole de 12 000 hectares ;
  • ou encore 15 kg par hectare et par an dans des forêts feuillues mélangées des Hautes-Pyrénées.

La mycosylviculture telle qu’elle est proposée dans le sud-ouest de l’Europe, propose ainsi plusieurs améliorations dans le but d’optimiser le fonctionnement des écosystèmes :

  • des forêts mélangées : la diversité d’essences favorise la diversité de champignons. Le fonctionnement de l’écosystème est alors amélioré : meilleure résilience, meilleur recyclage des éléments nutritifs et meilleure efficacité des systèmes racinaires. Il faut évidemment favoriser les essences-hôtes des champignons comestibles recherchés ;
  • des forêts avec présence de plusieurs âges : le système irrégulier s’avère plus intéressant pour la production de champignons ;
  • des forêts à faciès différents selon les expositions en cas de pentes ;
  • une volonté de laisser du bois mort en forêt, ce qui favorise les micro-habitats, propices aux fructifications de champignons.

Enfin, la production de champignons peut être particulièrement intéressante dans les sols peu fertiles : les sols peu profonds ou avec des problèmes de circulation d’eau. Cependant, ces sols doivent avoir une bonne porosité et un cycle de la matière organique qui fonctionne bien. Les sols ayant subi un tassement ou présentant une importante accumulation de matière organique sont dès lors peu favorables à la production de champignons. [B. de P.]

Rondet J. [2012]. La mycosylviculture. Forêt de France 556 : 24-27 (4 p.).

logoFMcachetDes scientifiques viennent de se pencher sur la croissance au sein d’une année de trois essences européennes : le hêtre, le chêne sessile et le pin sylvestre.

Pour ces trois espèces, la largeur du cerne est influencée significativement par la durée de croissance du cerne et non par la rapidité avec laquelle celui-ci grandit. Cela signifie qu’un cerne qui prend plus de temps à se former sera plus grand qu’un cerne qui pousse très vite mais sur peu de temps.

Le début de la croissance du cerne annuel varie par contre selon les espèces :

  • le hêtre commence son cerne juste après le débourrement, la croissance du cerne étant maximale quand les feuilles sont matures : la croissance annuelle du hêtre dépend donc fortement de la photosynthèse ;
  • le cerne annuel du chêne sessile débute, quant à lui, avant le débourrement ;
  • la croissance du pin sylvestre commence avant le déroulement des aiguilles. [B. de P.]

Michelot A., Simard S., Rathgeber C., Defrêne E., Damesin C. [2012]. Comparing the intra-annual wood formation of three European species (Fagus sylvatica, Quercus petraea and Pinus sylvestris) as related to leaf phenology and non structural carbohydrate dynamics. Tree Physiology 32(8) : 1033-1045 (13 p.).

logoFMcachetL’amélioration de la productivité des peuplements mélangés par rapport aux peuplements purs s’explique généralement par l’utilisation complémentaire des ressources. La différenciation verticale des niches souterraines est une hypothèse très souvent avancée. Cependant, la plupart des études analysent la relation entre la productivité et la différenciation verticale des niches souterraines dans des peuplements mûrs ou d’âge intermédiaire.

Une étude en Allemagne s’est focalisée sur la problématique en peuplements jeunes, dans lesquels l’occupation de l’espace souterrain par les racines est en cours. L’objectif de l’étude était d’analyser comment se comportent les racines fines (diamètre inférieur à 2 mm) dans un jeune peuplement mélangé âgé de 5-6 ans.

Le peuplement étudié est issu d’une plantation de 2003 de quatre essences en mélange (épicéa, douglas, hêtre et chêne sessile). Des échantillons de sol (carottes) de 30 cm de profondeur ont été prélevés au pied des plants pour estimer la production de racines fines en fonction de l’environnement direct des plants.

Les résultats de l’étude montrent entre autres, que la production de racines fines des essences dominantes (épicéa, douglas) est plus grande en mélange qu’en peuplement pur. De manière plus détaillée, les auteurs ont observé que les plants d’épicéa produisent plus de racines dans les couches supérieures du sol (0 à 15 cm) alors que les racines des plants de douglas sont plus abondantes entre 15 et 30 cm.

De manière générale, l’étude indique que le mélange d’essences provoque une augmentation considérable de la production, de la distribution verticale et du renouvellement des racines fines. De plus, ce phénomène s’accentue avec la diversité en essences du mélange. [C.S.]

Lei p., Scherer-Lorenzen M., Bauhus J. [2012]. The effect of tree species diversity on fine-root production in a young temperate forest. Oecologia 169 : 1105-1115 (11 p., 4 fig., 2 tab., 6 réf.).

logoFMcachetLe mélange d’essences est réputé pour stabiliser la productivité, améliorer la résilience et minimiser les risques de tous types. Cependant, la recherche scientifique étudiant l’effet du mélange sur la productivité et l’utilisation des ressources donne jusqu’à présent des résultats relativement incohérents.

Une étude réalisée près de Munich en Allemagne a analysé l’influence du mélange d’essences sur la productivité des peuplements, en prenant en compte les conditions climatiques ainsi que différents modèles d’agencement du mélange (répartition spatiale des essences au sein du peuplement, mélange par groupe versus mélange intime).

Un total de six peuplements, quatre peuplements purs (deux pessières et deux hêtraies) ainsi que deux peuplements mélangés hêtre-épicéa, ont fait l’objet de mesures pendant une dizaine d’années. Parmi les deux peuplements mélangés, l'un présente un agencement par groupe et l’autre présente un mélange pied à pied.

Les résultats de l’étude peuvent se résumer de la manière suivante :

  1. Le mélange n’a aucun effet sur la productivité primaire annuelle du peuplement lorsque les deux essences se trouvent en mélange par groupe. Par contre, cette productivité augmente de 37 % lorsque le mélange est intime (pied à pied). Cette constatation s’explique par la meilleure efficacité de l’utilisation de l’eau et de la lumière en mélange intime.
  2. Des conditions climatiques favorables augmentent la productivité des peuplements mélangés par rapport aux peuplements purs. Par contre le bénéfice du mélange s’annule en cas de stress hydrique.
  3. Une interaction entre l’agencement du mélange et les conditions climatiques variables a été identifiée : l’utilisation des ressources (lumière et eau) est améliorée en mélange intime au cours des années à conditions climatiques favorables. Cependant, en cas de conditions climatiques défavorables, l’agencement du mélange joue un rôle moins important en terme de productivité. [C.S.]

Pretzsch H., Dieler J., Seifert T., Rötzer T. [2012]. Climate effects on productivity and resource-use efficiency of Norway spruce (Picea abies) and European beech (Fagus sylvatica) in stands with different spatial mixing patterns. Trees - Structure and Function 26 : 1343-1360 (18 p., 7 fig., 6 tab., 71 réf.).

logoFMcachetJusqu’à ce jour, les chênes pédonculés et sessiles étaient plantés selon la méthode classique, c’est-à-dire en ligne. Une étude menée en Allemagne, en Suisse et en Autriche a été réalisée afin de comparer cette méthode usuelle à la plantation en cellule.

Cette dernière a été introduite durant les années ‘80 et ‘90, en tant qu’alternative économique et écologique à la plantation traditionnelle. Chaque cellule étant composée de l’essence-objectif et d’essences d’accompagnement.

Au cours de cette étude, deux modalités de plantations en cellule ont été testées, chacune étant comparée à la méthode classique. La première, dite « en nid », laissait un espace de 0,2 mètre entre les plants. La seconde, dite « en groupe », maintenait quant à elle une distance de 1 mètre entre les jeunes chênes. Dans chacun des cas, vingt à trente plants ont été installés par cellule. Généralement, cent groupes ou deux cents nids par hectare ont été répartis selon une distribution uniforme.

Les critères retenus pour comparer les méthodes étaient la croissance et la qualité des plants (forme de la tige, forme du houppier, hauteur de fût sans branche et nombre d’arbres d’avenir).

L’étude a démontré que les plants issus de la méthode en nid présentaient un taux de survie plus faible ainsi qu’une croissance et une qualité moindres que ceux provenant de la méthode en ligne. En revanche, la survie, la croissance et la qualité des chênes émanant de la plantation en bouquet se sont avérées similaires, voire supérieures en comparaison à la méthode en ligne.

Dès lors, les auteurs recommandent la plantation en groupe en tant qu’alternative à nos plantations traditionnelles. [S.P.]

Saha S., Kuehne C., Kohnle U., Brang p., Ehring A., Geisel J., Leder B., Muth M., Petersen R., Peter J., Ruhm W., Bauhus J. [2012]. Growth and quality of young oaks (Quercus robu and Quercus petraea) grown in cluster plantings in central Europe: A weighted meat-analysis. Forest Ecology and Management 283 : 107-118 (12 p., 6 fig., 4 tab., 83 réf.).

logoFMcachetUne récente étude vient de faire le point sur la présence de tuberculose chez les populations d'animaux sauvages européens. Cette maladie chronique, causée par Mycobacterium bovis, affecte le cheptel bovin, d’autres animaux d’élevage, mais aussi certains animaux de compagnie, des mammifères sauvages, et plus rarement les humains.

La Belgique, de même que les Pays-Bas et le Luxembourg sont officiellement considérés comme « sans tuberculose ». Cependant, avec la proximité de la France et à cause de fréquents échanges de bétails avec le Royaume-Uni, la faune sauvage fait l’objet de surveillance rapprochée, les deux derniers pays cités étant particulièrement touchés.

La tuberculose a été détectée en France dès 2001 sur des cerfs élaphes, réservoir principal, avec des contaminations par la suite de sangliers et de blaireaux. D’autres cas ont alors aussi été identifiés en d’autres endroits que la Normandie et se sont étendus aux blaireaux et de manière occasionnelle aux chevreuils, au cheptel bovin et aux porcs. Au Royaume-Uni, ce sont les très nombreux blaireaux qui sont les principaux porteurs de la maladie ; en Espagne, c’est le sanglier. [B. de P.]

Gortazar C., Delahay R.J., McDonald R.A., Boadella M., Wilson G.J., Gavier-Widen D., Acevedo p. [2012]. The status of tuberculosis un European wild mammals. Mammal Review 42 : 193-206 (14 p., 1 fig., 95 réf.).

logoFMcachetLe suivi des populations de grands corbeaux en Wallonie pose un bilan plutôt positif, qu’il s’agisse du nombre d’individus observés ou de leur aire de répartition : la tendance est à l’optimisme.

La majorité des observations sont réalisées en Famenne et en Ardenne. Dans les autres régions, la présence est plutôt sporadique. Les observations font souvent état d’un ou de deux oiseaux, rarement plus, exception faite d’un groupe de neuf oiseaux observés au printemps 2011.

Même si les populations sont concentrées à l’est de la Meuse, des premières nidifications réussies ont déjà eu lieu à l’ouest de la Meuse en 2010. Ces observations indiquent, entre autres, une plus grande aire de répartition de notre plus grand corvidé.

Les nids ont été suivis par des ornithologues et ont permis d’obtenir des renseignements sur le régime alimentaire de ce grand oiseau. Bien que les petits mammifères constituent une proportion très importante du régime de ce chasseur, qui peut aussi être charognard quand l’occasion se présente, il ne semble pas exceptionnel qu’il consomme aussi du maïs. Les nids observés à l’ouest de la Meuse sont situés à proximité d’aires de nourrissage sur lesquelles les rongeurs sont nombreux : il ne se priverait alors pas de picorer quelques grains au passage. [B. de P.]

Doucet J. [2012]. Premier cas de nidification du grand corbeau Corvus corax à l’Ouest de la Meuse. Aves 49(1) : 1-12 (12 p., 10 réf.).
Anonyme [2012]. Observations de mars à mai 2011. Aves 49(1) : 29-47 (12 p., 9 fig.).

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