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La Fédération des Tonneliers de France vient de faire part de son bilan pour l’année 2011 : la production de fûts a augmenté de 3,3 % pour un chiffre d’affaire en hausse de 6 %. La tonnellerie est considérée comme l’unique activité excédentaire de la filière bois française. En tant que leader mondial de la production de fûts de chêne, la production française, pour l’année 2011, se répartit comme ceci : 178 325 fûts vendus en France (+ 2,4 %) 324 525 fûts vendus à l’exportation (+ 3,8 %) : les États-Unis achètent environ 37 % du total, l’Italie et l’Australie 11 % chacune, et l’Espagne 10 %. Soit un total de 502 850 fûts produits en 2011, destinés à faire mûrir les vins les plus prestigieux. Signalons que le leader mondial de la fabrication de grands contenants en chêne sur mesure propose deux nouveaux types de cuve en chêne. Une en forme d’œuf et l’autre, de forme carrée, est destinée à optimiser le volume de stockage par rapport à la place utilisable, sans modifier l’élevage du vin. [B. de P.] Anonyme [2012]. La tonnellerie française continue à être l’unique activité excédentaire de la filière. La Forêt Privée 325 : 24 (1 p.).
Le temps passé en forêt par les grumiers à la recherche des places de dépôt est parfois anormalement long. Une étude allemande publiée en 1999 a montré que le temps du trajet aller était de 31 % du temps total passé en forêt, contre 9 % pour le trajet retour. Cette perte de temps implique une consommation supplémentaire de carburant, des dommages potentiels additionnels à l’environnement et une dégradation inutile du réseau de desserte. Une solution apportée par l’Allemagne à ce problème est la mise au point d’un système de guidage en forêt. L’association NavLog a été créée pour recueillir les données relatives aux routes forestières : aptitude porteuse, largeur des chaussées, pente, rayon de courbe des virages, places de manœuvre… Les données sont relevées par les entreprises forestières et transmises à NavLog. Elles alimentent un fichier vectoriel navigable appelé ShapeForst qui sert lui-même de fond de données pour un logiciel de guidage hors route. Ce guidage vient en complément du GPS traditionnel, il prend le relais lorsque l’utilisateur arrive en lisière de forêt. Outre les gains de temps et de carburant évoqués plus haut, ce GPS pourrait également être bénéfique pour optimiser la gestion des stocks en entreprise. Les services de secours et les sapeurs-pompiers pourraient également bénéficier du service. Enfin, il peut également contribuer à la protection des zones sensibles en interdisant l’accès à certaines routes et en redirigeant le transporteur de manière ciblée. [C.H.]. Blattert C., Lem R. [2012]. Un GPS pour le transport du bois. La Forêt 65(6) : 14-16 (3 p., 5 fig., 8 réf.).
Le DEMNA lance une première expérience de « science participative » en Wallonie. L'idée est de proposer au grand public de signaler les observations qu'il pourrait faire à propos de quatre espèces protégées. Elles ont été choisies car elles peuvent être rencontrées dans la plupart des régions et sont relativement faciles à identifier. La meilleure connaissance de la répartition géographique de ces espèces et de la situation actuelle de leurs populations permettra de mieux cibler les mesures et actions de protection. Les quatre espèces sont l'escargot de Bourgogne (Helix pomatia), le lucane cerf-volant (Lucanus cervus), l’écaille chinée (Euplagia quadripunctaria ou Callimorpha q.) et le sphinx de l’épilobe (Proserpinus proserpina). Un module d'encodage en ligne a été développé pour permettre de déposer ses observations et photos. Les observations peuvent être anciennes ou récentes : nom de l'espèce, localisation précise, date d'observation, type de milieu, nombre d'individus, état, sexe… La prise de photos est encouragée et peut concerner l'animal ou son milieu. Adresse du module d'encodage : observatoire.biodiversite.wallonie.be/enquetes. Des fiches descriptives des quatre espèces sont disponibles à la même adresse. [C.H.] Communiqué de presse DEMNA, 2 août 2012.
L’un des plus grands stress subi par les plants après leur plantation sur le terrain est le manque d’eau. Il peut notamment être dû à un contact insuffisant des racines avec le sol ou à une perméabilité racinaire insuffisante. Le succès de la plantation dépend de la capacité du plant à acquérir assez d’eau pour alimenter sa pousse feuillée. La taille et la distribution du système racinaire sont donc des caractéristiques déterminantes pour faire face aux stress survenant après la plantation. Plusieurs études montrent que les plantes favorisent la croissance de la pousse feuillée lorsque l’azote est disponible en quantité. Lorsque l’azote n’est pas disponible en suffisance, c’est le développement du système racinaire qui est favorisé. Les plants de pépinière qui reçoivent une forte concentration de fertilisant sous forme d’azote minéral voient souvent leur grande taille acquise aux dépens d’un système racinaire bien développé. Des plants nouvellement plantés avec un système racinaire restreint et une grande proportion de pousse feuillée semblent plus susceptibles de se dessécher, ce qui conduit à un taux de survie très bas. On pourrait arriver à une meilleure conformation des plants en diminuant les fertilisants azotés. Seulement, cela conduirait à des plants stressés qui, une fois en place, pourraient être plus sensibles à d’autres stress biotiques ou abiotiques. L’objectif de cette étude suédoise était d’enquêter sur l’incidence de la forme chimique d’azote (organique ou minérale) sur la morphologie et la croissance des plants d’épicéa et de pin sylvestre cultivés en pépinière et de déterminer dans quelle mesure cet effet influence les performances des plants après leur plantation sur le terrain. Les plants cultivés en pépinière sur une source d’azote organique ont bien montré des systèmes racinaires plus conséquents, un ratio racine/pousse plus élevé, une plus grande proportion de fines racines et une colonisation plus importante des racines par des mycorhizes par rapport à ceux ayant bénéficié d’azote minéral. Un an après la plantation, les pousses feuillées des plants à azote organique montraient une plus grande croissance et suggéraient donc une meilleure reprise que celles des autres plants. [D.A.] Gruffman L., Ishida T., Nordin A., Näsholm T. [2012]. Cultivation of norway spruce and scots pine on organic nitrogen improves seedling morphology and field performance. Forest Ecology and Management 276 : 118-124 (7 p., 5 tab., 2 fig., 37 réf.).
La rouille suisse du douglas est un champignon de type ascomycète, et non une vraie rouille comme son nom le laisse penser. Son aire de dispersion naturelle est située aux États-Unis, mais elle a été découverte sur le continent européen en Suisse, et plus précisément dans le canton de Berne. La France a ensuite été contaminée par des plants infectés. Le champignon en question engendre une coloration des aiguilles, jaune puis brune, avant de provoquer leur chute de manière précoce. Les premiers symptômes sont des fructifications visibles : de petits points noirs sur les aiguilles. Quatre à cinq mois après l’infection, les fructifications obstruent les stomates du douglas, ce qui pose problème l’année suivante. L’activité photosynthétique baisse alors considérablement, de même que l’assimilation du carbone. Enfin, au delà de 50 % de stomates bouchés, les aiguilles tombent. De nombreux peuplements de douglas français ont présenté des rougissements et des chutes d’aiguilles au printemps 2012, principalement dans le Nord-Est, la Bourgogne et le Beaujolais. Enfin, il est important de signaler que la rouille suisse est liée au climat : elle est favorisée par une humidité de l’air importante au printemps, mais aussi par une hausse des températures hivernales. [B. de P.] Anonyme [2012]. Un point sur la rouille suisse du douglas. La Lettre du DSF 44 : 7 (1 p.).
L'observation de trois densités de plantation en chêne sessile, en Normandie, durant 23 ans, a apporté des résultats intéressants en ce qui concerne le nombre et la hauteur des fourches. Les trois densités de plantation étaient de 1333, 2667 et 5333 plants par hectare. Il ressort clairement que le nombre de fourches dépend de la densité de plantation : la densité la plus faible montrant le plus grand nombre de fourches. La hauteur de la première fourche est également expliquée par la densité mais avec en plus un effet de l'âge. Pour les auteurs, il semble évident qu'une densité initiale de 2667 plants par hectare serait une densité pertinente pour éviter l'émergence de trop de fourches et leur insertion trop basse. [C.H.] Colin F., Ningre F., Fortin M., Huet S. [2012]. Quantification of Quercus petraea Liebl. forking based on a 23-year-long longitudinal survey. Forest Ecology and Management 282 : 133-141 (9 p., 5 fig. 3 tab., 43 réf.).
L’effondrement des régimes communistes a provoqué des modifications énormes dans l’aménagement et l’occupation du territoire des pays de l’Est. Pendant ces périodes de changements rapides du point de vue socio-économique et institutionnel, l’efficacité des aires protégées est souvent compromise. Une étude a été réalisée en Roumanie pour analyser les activités liées à l’exploitation forestière dans un site protégé durant la période post-communiste (1989-2009). En particulier, l’efficacité des aires protégées à contrôler l’exploitation illégale a été évaluée. Le territoire étudié est situé dans les Carpates, dans le nord du pays, et abrite des populations importantes de loup, de lynx et d’ours brun. Les résultats de l’étude montrent que de fortes perturbations (modifications de la surface forestière) ont eu lieu à deux moments bien précis (1995 et 2005). Ces perturbations résultent d’exploitations massives déclenchées par des changements rapides et fréquents de propriétaires ainsi que par des modifications institutionnelles. Les auteurs concluent que l’efficacité des aires protégées s’est considérablement réduite depuis la chute du communisme. Les activités d’exploitations forestières illégales mettent en péril les objectifs nationaux du réseau des aires protégées de Roumanie, notamment concernant la sauvegarde de la biodiversité. [C.S.] Knorn J., Kuemmerle T., Radeloff V.C., Szabo A., Mindrescu M., Keeton W.S., Abrudan I., Griffiths p., Gancz V., Hostert p. [2012]. Forest restitution and protected area effectiveness in post-socialist Romania. Biological Conservation 146 : 204-212 (9 p., 3 fig., 2 tab., 75 réf.).
Une étude allemande a testé les relations entre présence de pourriture de cœur et début de cavité de pic noir sur des hêtres. La pourriture de cœur a été mesurée grâce à des perceuses à résistographe. L’étude met en évidence le lien très clair entre la présence des deux phénomènes : la pourriture de cœur est significativement plus commune dans les hêtres avec début de cavité que dans les autres pris au hasard. De plus, la distance à la pourriture de cœur est plus petite depuis les débuts de cavité que depuis n’importe quel point de l’arbre, suggérant par là une préférence du pic à initier ses cavités au plus proche de la pourriture. Les pics semblent détecter les hêtres touchés par la pourriture grâce à des signaux inaccessibles aux humains. [C.H.] Zahner V., Sikora L., Pasinelli G. [2012]. Heart rot as a key factor for cavity tree selection in the black woodpecker. Forest Ecology and Management 271 : 98-103 (6 p., 5 fig., 27 réf.).
La littérature et les études déjà réalisées ont pu mettre en évidence des habitudes ancestrales dans le comportement des cerfs. Cependant les connaissances sur ces ongulés restent encore aujourd’hui incomplètes. En se penchant sur leurs grands déplacements, il serait probable que ceux-ci soient des conséquences d’épisodes-clé de leur vie. Le premier déplacement, pas toujours systématique, est appelé dispersion natale. Il survient à l’âge de la maturité sexuelle des jeunes cerfs, pour plus de 50 % d’entre eux. Ces derniers se font chasser par les mâles adultes en période de reproduction. Les jeunes mâles parcourent alors parfois de longues distances dans le but de conquérir de nouveaux territoires. En Hertogenwald, 62 % des jeunes mâles se sont dispersés, 7/8e vers le nord-ouest et le dernier huitième vers le sud-est. La cause de cette division entre le nord et le sud n’est pas encore connue. Différents auteurs pensent que la distance de dispersion est d’autant plus grande que la population est plus petite afin d’augmenter les flux de gènes. La dispersion de reproduction est le deuxième déplacement et se produit chaque année au moment du rut. Elle est représentée par la distance entre la zone d’hivernage et la zone de reproduction ou place de brame. Cette dispersion fait partie du domaine vital qui correspond à la superficie nécessaire pour s’alimenter, se reproduire et soigner les jeunes. On a pu observer lors de ces vingt dernières années, grâce à la photographie, que des « courants migratoires » se produisaient au moment du rut. Pour ce qui est des non boisés, ceux-ci gardent une grande fidélité à leur lieu de naissance et possèdent des domaines vitaux restreints afin de créer des lignées matriarcales liées au territoire. Bien de connaissances sur cet animal mythique des forêts, doivent être encore acquises afin d’appliquer une gestion raisonnée de ces ongulés. [L.D.] Licoppe A., Herman R. [2012]. Observation et suivi d’une population de cerfs en Hertogenwald. Hautes Fagnes 285 : 18-26 (9 p., 15 fig., 1 tab.).
Le LIFE Hautes Fagnes s’est livré à une étude préliminaire sur les enjeux économiques de son projet. Les résultats sont donc encore parcellaires mais permettent toutefois de dégager certaines tendances. Pour rappel, le but du projet est de restaurer les habitats naturels de lande et tourbière du plateau. Il s’étend sur 10 000 ha, dont 5000 sont couverts par la réserve naturelle domaniale. À terme, 1400 ha supplémentaires de tourbière devraient être restaurés. Le projet s’étale de 2007 à 2012 et a bénéficié d’un budget de 4,5 millions d’euros provenant pour moitié de l’Union Européenne et pour moitié de la Wallonie. Une des actions typiques est par exemple la transformation de plantations d’épicéa en réserves naturelles ouvertes. Les impacts financiers du projet peuvent être directs ou indirects. Parmi les premiers, citons les emplois générés dans les entreprises locales par les activités de restauration de la nature (146 008 €/an) ou les dépenses locales des touristes (170 000 €/an) dont la fréquentation a augmenté de 6 % grâce à la transformation du paysage (200 000 visiteurs arpentent chaque année les Hautes Fagnes). À cela s’ajoutent, à long terme, les travaux d’entretien des zones restaurées. Parmi les impacts indirects, plus difficiles à monétiser et basés notamment sur la notion de paiement du bien-être, viennent dans l’ordre : la biodiversité (9 781 206 €/an), l’usage récréatif (324 300 €/an) et le rôle de puits de carbone (245 399 €/an). Le bilan est donc positif même s’il demande à être précisé, notamment sur les méthodes d’évaluation de la valeur monétaire de la biodiversité. [C.H.]. Loute M., Lorette F., Plunus J., Janssens X. [2012]. LIFE Hautes Fagnes : restaurer la nature, mais à quel prix ? Résumé de l’étude préliminaire. Hautes Fagnes 285 : 12-14 (3 p., 1 fig.).
Des chercheurs espagnols se sont penchés sur une espèce d’Acacia originaire d’Australie, mais invasive en Espagne. Les acacias sont souvent connus pour leur caractère invasif hors de leur aire de répartition naturelle. Acacia dealbata, plus communément appelé Mimosa d’hiver ou Mimosa des fleuristes, envahit les chênaies pédonculées espagnoles. L’étude a analysé l’influence de cette espèce ligneuse sur les propriétés du sol, la modification potentielle en lumière dans le peuplement mais aussi sur les banques de graines du sol et la végétation en place. Les résultats montrent que cette espèce invasive : augmente l’azote facilement mobilisable dans le sol, ce qui a tendance à favoriser d’autres espèces exotiques à croissance rapide au détriment des espèces autochtones habituées à de faibles niveaux d’azote ; diminue le pH du sol ; n’affecte pas les caractéristiques lumineuses dans le peuplement ; modifie la composition de la banque de graines du sol, en diminuant la richesse en espèces, la densité des graines, les proportions de mousses et de fougères, mais aussi en augmentant la proportion d’astéracées et d’espèces exotiques ; diminue la richesse spécifique du sous-étage, ainsi que la couverture végétale ; et enfin, Acacia dealbata réduit la similarité entre la banque de graine du sol et la végétation en place, au détriment des espèces autochtones. Les chercheurs, au vu de ces résultats, estiment qu’une invasion des chênaies pédonculées par le mimosa d’hiver, a un impact considérable sur ces peuplements naturels en entravant leur régénération, même après une élimination des individus invasifs. Les conséquences, modifications biotiques et abiotiques confondues, ont des effets sur le long terme. [B. de P.] Gonzalez-Munoz N., Costa-Tenorio M., Espigares T. [2012]. Invasion of alien Acacia dealbata on Spanish Quercus robur forests : Impact on soils and vegetation. Forest Ecology and Management 269 : 214-221 (8 p., 4 fig., 4 tab., 58 réf.).
L’étude s’intéresse aux coléoptères de type Ips ou Dendroctonus dont les pullulations ont des impacts importants dans leur aire d’origine. Malgré des détections fréquentes de ces espèces les plus agressives à l’entrée des ports, elles ont jusque maintenant toujours échoué à s’établir en dehors de leur aire d’origine. Les auteurs de la recherche ont démontré que les populations d’Ips typographe qui sévissent chez nous pourraient se développer sur six espèces nord-américaines d’épicéa : Picea engelmannii, P. glauca, P. sitchensis, P. X lutzii, P. mariana et P. rubens. Cela suggère que les différences entre ces espèces et nos espèces autochtones ne sont pas des barrières insurmontables. Néanmoins une diminution de la qualité de la descendance pourrait réduire les chances d’installation de l’insecte. Des simulations d’hypothétiques interactions entre Dendroctonus rufipennis et Ips typographus montrent qu’il pourrait y avoir des facilitations inter-espèces à l’origine de pullulations plus sévères que celles causées par l’Ips seul. [D.A.] Økland B., Erbilgin N., Skarpaas O., Christiansen E., Langström B. [2011]. Inter-species interactions and ecosystem effects of non-indigenous invasive and native tree-killing bark beetles. Biological Invasions 13 : 1151-1164 (14 p., 2 fig., 3 tabl., 91 réf.).

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