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Le frêne est actuellement menacé par un pathogène fongique, la chalarose, qui semble rentrer dans les arbres à travers les feuilles. Une étude au Danemark a révélé des différences significatives parmi les clones de frêne en ce qui concerne la résistance à cette nouvelle maladie. Une analyse des symptômes de dépérissement causés par la chalarose a été réalisée entre 2007 et 2009 parmi trente clones différents. Même si tous les clones ont montré des signes d’infection, certains sont restés relativement sains pendant toute la durée de l’étude (3 ans). Le niveau de sensibilité à la maladie était fortement corrélé avec la sénescence des feuilles en automne, celle-ci a lieu de manière plus précoce pour les clones les plus sains. L’objectif de l’étude a donc été de savoir si les arbres plus sains évitent l’infection grâce à cette sénescence précoce des feuilles ou grâce à une défense génétique. Les résultats montrent que la résistance partielle des clones sains n’est pas uniquement une conséquence de la sénescence des feuilles. Une défense génétique active est présente dans certains arbres et pourrait éventuellement les empêcher de succomber à la maladie, même quand l’infection est déjà présente. Les clones les plus sains sont capables de limiter la croissance et la propagation du champignon et, par conséquent, de minimiser l’apparition des symptômes. Ces résultats donnent de l’espoir pour le futur du frêne en Europe grâce à la sélection et la sylviculture. [C.S.] McKinney L.V., Thomsen I.M., Kjaer E.D., Nielsen L.R. [2012]. Genetic résistance to Hymenoscyphus pseudoalbidus limits fungal growth and symptom occurrence in Fraxinus Excelsior. Forest Pathology 42 : 69-74 (6 p., 2 fig., 2 tab., 20 réf.).
Dans les hêtraies du sud de l’Allemagne, une mortalité importante des pousses annuelles des jeunes hêtres en sous-étage a été observée, surtout pendant et après des périodes prolongées de précipitations printanières. Cette mortalité concerne les pousses annuelles des branches basses se situant jusqu’à une hauteur de 2 m. Les nécroses peuvent même se répandre au-delà des pousses annuelles et atteindre les tissus de l’année précédente. Une étude menée par l’Université de Constance a analysé un total de cinquante-quatre branches infectées et a révélé la présence du pathogène Phytophtora dans près de 70 % des cas. Les caractéristiques de la maladie ont été étudiées et il s’avère que ces pathogènes se transmettent du sol vers les parties aériennes des arbres via les éclaboussures de pluie ainsi que par d’autres acteurs de transmission tels que les escargots. Cette étude révèle une nouvelle forme d’infection due à ces pathogènes, jusqu’à maintenant bien connu pour les dégâts causés aux semis et aux racines des hêtres matures. Même si cette nouvelle forme de maladie n’a pas d’effet majeur sur les hêtres matures, la régénération naturelle et artificielle est potentiellement à risque en raison du ralentissement de la croissance en hauteur et de l’affaiblissement général des jeunes plants. Dans les zones à risque (sol déjà infesté par Phytophtora et à haute teneur en eau), les jeunes hêtres vont souffrir sévèrement à la fois des infections souterraines (racines) et aériennes (branches). Cette nouvelle forme de maladie montre encore une fois la sensibilité du hêtre face aux sols lourds et engorgés et aux nappes phréatiques élevées. En conclusion de l’étude, les auteurs informent que cette nouvelle forme de maladie pourrait compromettre le succès de la régénération du hêtre en sous-étage. [C.S.] Nechwatal J., Hahn J., Schönborn A., Schmitz G. [2011]. A twig blight of understorey European beech (Fagus sylvatica) caused by soilborne Phytophtora spp. Forest Pathology 41 : 493-500 (8 p., 2 fig., 2 tab., 38 réf.).
Nous entendons souvent parler d’espèces réputées invasives chez nous et qui sont originaires d’autres régions du globe : les renouées asiatiques et la Berce du Caucase en sont deux exemples. Mais nous ne pensons pas souvent au fait que certaines espèces présentes chez nous peuvent être invasives en d’autres lieux. Le Genêt à balais (Cytisus scoparius) est ainsi considéré invasif en Inde, mais aussi dans d’autres régions du globe comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, le Canada et certaines régions du Pacifique. En Inde, les méthodes ayant déjà été utilisées pour tenter de l’éradiquer sont l’utilisation d’herbicides, un arrachage mécanique, un contrôle biologique, la gestion des vecteurs de graines et la destruction par feux dirigés. Notre genêt ne s’avère cependant pas aussi problématique, dans cette région du monde, que certaines espèces d’eucalyptus ou d’acacia. Sa présence est néanmoins reconnue comme une menace pour la biodiversité et le bon fonctionnement des écosystèmes. [B. de P.] Srinivasan M., Kalita R., Gurung I., Bhattacharjee S., Antony p., Krishnan S., Gleeson S. [2011]. Seedling germination success and survival of the invasive shrub Scotch broom (Cytisus scoparius) in response to fire and expérimental clipping in the montane grasslands of the Nilgiris, south India. Acta Oecologica 38 : 41-48 (8 p., 6 fig., 58 réf.).
La conservation des espèces via leurs habitats est un concept bien ancré. On sait que les habitats doivent être de taille suffisante et connectés entre eux. Des recherches récentes mettent en avant un autre aspect à prendre en compte dans le choix des habitats : c’est l’importance de leur hétérogénéité vis-a-vis de l’optimum. En d’autres mots, offrir à une espèce son habitat optimum n’est pas forcément gage de réussite, surtout lorsque son principal parasite a l’habitude de choisir les mêmes sites. Une équipe de l’UCL a ainsi mis en relation la densité de chenilles du Nacré de la bistorte (Boloria eunomia, menacé en Wallonie) avec une description de ses microhabitats. Elle a ensuite analysé la présence de son parasite spécialiste, une guêpe nommée Cotesia eunomiae, dans ces mêmes microhabitats. Les résultats montrent que les chenilles et les guêpes se répartissent dans les mêmes microhabitats, principalement là où la bistorte, la plante hôte du Nacré, est la plus abondante. Les chercheurs en déduisent donc que la femelle du Nacré et la guêpe utilisent les mêmes signaux pour choisir leur habitat. Logiquement, le Nacré paie donc un coût en termes de capacités adaptatives (la fitness) en pondant ses œufs dans des habitats où la prévalence du parasitisme est forte. Or, les chercheurs ont remarqué que le Nacré pond également fréquemment dans des habitats qui ne sont pas optimaux pour ses chenilles. Mais la prévalence moindre du parasitisme dans ses habitats contrebalancerait les désavantages d’un habitat non optimum. La survie des chenilles serait donc similaire dans les deux types d’habitats. En termes de politique de conservation, il apparaît donc crucial de préserver un habitat hétérogène, incluant des zones optimales et d’autres moins, afin de pouvoir assurer la survie du Nacré de la bistorte et de sa guêpe parasite. [C.H.] Choutt J., Turlure C., Baguette M., Schtickzelle N. [2001]. Parasitism cost of living in a high quality habitat in the bog fritillary butterfly. Biodiversity and Conservation 20(13) : 3117–3131 (15 p., 5 fig., 1 tab., 58 réf.).
Paulownia elongata est originaire de Chine ou d’Amérique du Nord. C’est un arbre à croissance rapide, résistant à de fortes variations de température. Depuis un an et demi, l’association Agro-Environnement teste sa culture dans le département du Cher, en France. Une vingtaine de professionnels participent à cette opération. Si les résultats sont positifs, Paulownia elongata pourrait être exploité durablement par les professionnels de la filière. [B.C.] Anonyme [2011]. Une nouvelle essence testée dans le Cher. BoisMag 110 : 6 (1 p.).
C’est la question que l’on peut se poser car une entreprise française propose à la vente des « têtes-cisailles » permettant de couper et d’empiler des arbres jusqu’à un diamètre de 50 cm. La hauteur jusqu’à laquelle la cisaille peut fonctionner dépend du bras hydraulique utilisé sur la pelle. Le système est prévu pour couper l’arbre à ras de terre, sans perdre de volume au niveau du collet, et la fermeture des lames s’effectue en quatre secondes. Des pinces permettent de couper l'arbre en morceaux et de les maintenir en bouquet. Même si ce genre de « tête-cisaille » existe déjà pour les bois tendres dans les pays scandinaves, les têtes proposées ici permettent aussi de récolter des arbres entiers parmi nos essences à bois dur. Et à l’avenir, une nouvelle version devrait permettre d’accumuler jusqu’à six ou sept brins sans sortir la tête du peuplement. La récolte d’arbres entiers dans le but de les réduire en plaquettes pourrait ainsi être facilitée… dans le respect naturellement des législations en vigueur. [B. de P.] Anonyme [2011]. Récolte de bois énergie. La cisaille Vigneau. La Forêt Privée 322 : 20-22 (3 p.).
La Buse pattue (Buteo lagopus) est une cousine nordique de notre Buse variable (Buteo buteo) : sa présence chez nous reste un fait relativement rare car la Belgique est située au sud de son aire d’hivernage. Cependant, l’hiver 2010-2011 a permis d’observer près d’une trentaine d’individus en Wallonie et plus d’une centaine en Flandre. La Buse pattue est originaire des alentours du cercle polaire arctique, elle se reproduit dans les grandes zones de toundra scandinaves et russes en Europe ; son régime alimentaire est essentiellement composé de micromammifères, et en particulier de campagnols. Dès la fin du mois d’août, les Buses pattues migrent vers le sud pour aller passer l’hiver dans des contrées moins hostiles. Les observations dans notre pays au cours de l’hiver sont assez rares, exception faite de l’hiver 1986-1987. Un total provisoire de vingt-sept individus a été observé au cours de l’hiver 2010-2011 en Wallonie, avec certains individus présents pendant plus d’un mois. Et il semblerait que le début de l’hiver 2011-2012 ait déjà permis de nombreuses observations. Les causes de ces afflux hivernaux sont multiples : une très bonne reproduction en Scandinavie ; une compétition sévère entre jeunes et adultes qui poussent les jeunes à migrer plus au sud ; les conditions hivernales particulièrement rigoureuses de l’hiver 2010-2011. [B. de P.] de Broyer A., Vandevyvre X. [2011]. L’afflux de buses pattues Buteo lagopus durant l’hiver 2010-2011 en Wallonie. Aves 48(4) : 213-222 (10 p., 3 fig., 14 réf.).
L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) est connue pour évaluer les risques d’extinction des espèces, aussi bien animales que végétales. La « liste rouge » établie par cet organisme classe les espèces dans des catégories plus au moins menacées. Depuis 2003, ce classement peut aussi être effectué à l’échelle régionale. C’est ce qui vient d’être réalisé en Flandre pour les papillons. En appliquant les nouveaux critères régionaux de l’IUCN aux papillons dans les limites géographiques de la Flandre, parmi les soixante-huit espèces de papillons connues : vingt sont considérées comme éteintes à l’échelle régionale (30 % des espèces) ; six en danger critique ; cinq en danger ; sept vulnérables ; sept autres presque menacées ; et les vingt-trois dernières sont « moins concernées ». L’analyse du statut des espèces à une petite échelle, sur un territoire comme la Flandre, s’avère difficile mais l’exercice est faisable. Cependant, il ne faut pas oublier que les espèces ne connaissent pas de frontières, et des échanges de part et d’autre de ces barrières fictives peuvent exister. Comparativement avec l’ancienne classification utilisée par l’IUCN, douze espèces voient leur statut de conservation se dégrader et neuf espèces voient leur statut s’améliorer. Le déclin des populations de papillons n’est donc pas encore enrayé en Flandre. Les causes de ce déclin sont surtout : l’eutrophisation et les dépôts atmosphériques provenant principalement de l’agriculture intensive ; un déclin des sources de nectar ; moins d’échanges d’individus entre les populations, dans un habitat de plus en plus fragmenté. Les espèces qui ont vu leur statut s’améliorer sont des espèces : à forte mobilité ; moins mobiles mais pour lesquelles il y a eu des actions spécifiques réalisées ; moins mobiles mais dont le classement précédent n’avait pas été correctement évalué (dû à un recensement difficile des individus adultes). [B. de P.] Maes D., Vanreusel W., Jacobs I., Berwaerts K., Van Dyck H. [2011]. Applying IUCN Red List criteria at a small régional level : A test case with butterflies in Flanders (north Belgium). Biological Conservation 145 : 258-266 (9 p., 3 fig., 4 tab., 59 réf.).
L'éradication est l'objectif le plus difficile à atteindre concernant les espèces exotiques. Même les programmes visant des mammifères sont rarement atteints à 100 %. Le manque de publication sur la méthodologie et les résultats des programmes d'éradication limite le transfert de connaissance pour mener à bien d'autres programmes qui ciblent la même espèce ou une espèce similaire. Dans cet article, l'auteur décrit en détails la méthode, les succès et les échecs d'un programme d'éradication sur six populations de Fourmi à grosse tête (Pheidole megacephala) dans le Nord de l'Australie. Cette espèce, originaire d'Afrique australe, est sur la liste des cent espèces les plus envahissantes au monde selon l'IUCN. Elle est présente dans toutes les zones tempérées et tropicales de la planète. Le programme d'éradication a couvert une zone d'environ 9 hectares. Il s'est déroulé en trois étapes : détermination précise de l'infestation, traitement à l'appât toxique et évaluation du traitement. Deux ans après le traitement, les critères d'évaluation pour une éradication réussie ont été rencontrés dans quatre des six populations. Pour les deux restantes le programme a échoué, ce qui met en avant la nécessité d'une gestion continue. L'auteur attribue les résultats positifs à huit critères qui ont été rencontrés simultanément : Une seule autorité de commandement pour gérer le projet (au-delà des frontières administratives). Projet couvert par l'autorité légale. Prédisposition de l'organisme cible aux procédures de contrôle. Ressources suffisantes (matériel et main d'œuvre). Possibilité de détecter l'organisme cible à des densités basses. Intervention précoce. Prévention d'une ré-invasion par la même espèce. Prévention d'une relève par d'autres invasives. Les raisons d'un des deux échecs ne sont pas encore élucidées mais pour le deuxième, l'éradication a clairement échoué car toute la population n'a pas été traitée. Dans les deux cas, les échecs auraient dû être détectés et gérés plus tôt. Les succès et les leçons documentés dans cet article, couplés avec le grand nombre d'éradications à petite échelle de cette fourmi, devraient ouvrir la porte à des programmes de gestion plus large et plus ambitieux contre cette importante espèce invasive, principalement dans les zones à haute valeur de conservation. [C.H.] Hoffmann B.D. [2011]. Eradication of populations of an invasive ant in northern Australia : successes, failures and lessons for management. Biodiversity and Conservation 20 : 3267-3278 (12 p., 1 fig., 1 tab., 53 réf.).
Une population de tétras-lyre est suivie de près en Écosse. Après avoir connu un déclin marqué du nombre d’individus entre 1992 et 2000, le nombre de tétras-lyre est reparti à la hausse entre 2002 et 2008. Cependant, le taux avec lequel la population augmente actuellement n’est pas aussi élevé que le taux avec lequel elle a diminué par le passé. Pour les chercheurs ayant analysé ces variations de populations, l’élément crucial pour contrer le déclin du nombre d’oiseaux est de maintenir de larges arènes qui sont utilisées pour les combats et périodes nuptiales au printemps. Maintenir des arènes larges s’avère bien plus important que d’en maintenir un grand nombre. Ces larges arènes servent de réservoirs pour de nouvelles arènes lorsque les populations augmentent à nouveau. Il apparaît aussi que le climat d’une année donnée n’est pas un élément déterminant dans ces variations de population. La protection des grandes arènes doit donc être une priorité dans la gestion des populations de tétras-lyre. Les mâles fréquentant ces grandes arènes sont la clé de la survie des populations étant donné qu’ils sont les plus performants lors de la reproduction. [B. de P.] Geary M., Fielding A.H., Marsden S.J. [2011]. The anatomy of population change in a black grouse population 1992-2008. Oecologia 168 : 73-81 (9 p., 6 fig., 2 tab., 39 réf.).
En les plantant dans la végétation adventice ! C’est la conclusion d’une vaste étude suédoise qui a analysé l’abroutissement par les cervidés de plants de chêne (sessile et pédonculé) à racines nues de deux ans. L’étude, répartie sur dix sites à la végétation différente, comportait des plants installés dans la végétation adventice ou en-dehors de celle-ci, et protégés ou non par une clôture. L’intensité et la fréquence de l’abroutissement par les cervidés sont nettement diminuées lorsque les petits chênes sont plantés parmi d’autres arbustes (frêne, bourdaine, framboisier, érable plane, bouleau, sorbier, tilleul, etc. selon les sites). Par contre, lièvres et petits rongeurs écorcent les plants de la même manière, qu’ils soient plantés ou non dans le recrû. Les raisons de la réduction des dégâts de cervidés sur les jeunes plants sont la dissimulation des plants, qui deviennent plus difficiles à trouver, mais aussi leur dilution dans le nombre de plants, toutes essences confondues. La protection par clôture reste le moyen le plus efficace de limiter l’abroutissement par les cervidés, mais les chercheurs estiment que dans certains cas, il serait plus rentable de planter plus de jeunes chênes dans le recrû, sans les protéger, que d’installer une clôture. [B. de P.] Jensen A.M., Götmark F., Löf M. [2011]. Schrubs protect oak seedlings against browsing in temperate broadleaved forests of conservation interest : a field experiment. Forest Ecology and Management 266 : 187-193 (7 p., 3 fig., 3 tab., 71 réf.).
Le recours à l’exploitation par câble-mât se justifie souvent pour des chantiers relativement importants. Cependant, pour des chantiers de moindre taille, en terrain particulièrement accidenté ou difficile d’accès, de nombreuses personnes sont à la recherche d’un intermédiaire entre le treuil, qui atteint rapidement ses limites, et le câble-mât, qui demande une installation relativement lourde. Une solution est actuellement en train de voir le jour : un système de transport par câble aérien pour transporter plus facilement du bois sans le traîner, avec une installation plus facile. Il s’agit d’un petit téléphérique fabriqué par une société autrichienne et permettant des transports de charge jusqu’à 600 ou 1 000 kg. La distance maximale de transport est de 300 mètres et l’installation de ce système prend environ deux heures. On peut retrouver une vidéo sur le site internet de la société : www.maxwald.at (onglet Service, Vidéos, la machine est appelée « Kleinseilbahn » en allemand). [B. de P.] Anonyme [2011]. Téléphérique pour forêt privée. La Forêt 64(11) : 29 (1 p.).

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