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Depuis la fin des années ‘60 et les premiers recensements de Tétras lyres en Hautes-Fagnes, jamais un taux d’accroissement de la population n’avait été aussi conséquent que l’an dernier. En effet, à l’automne 2010, une trentaine de tétras ont été répertoriés et ces observations ont été confirmées par après. L’augmentation de la population peut certainement être attribuée à deux facteurs : des conditions climatiques exceptionnelles pour les tétras ainsi que les travaux et activités de gestion du milieu, dans le cadre du projet européen « Life Nature Hautes-Fagnes », entre autres. Quelles seront alors les conséquences de l’incendie du 25 avril 2011 qui a ravagé quelque 1300 hectares de fagne ? La première a été la perturbation des individus adultes durant les quelques jours de la période d’incendie. Cet effet négatif reste toutefois limité dans le temps et ne devrait pas avoir de conséquences néfastes sur la population à moyen et long termes. Ensuite, on risque de constater une forte mortalité des premières pontes printanières. Les périodes d’accouplement se situant habituellement fin avril début mai, et le printemps 2011 ayant été particulièrement doux, il est possible que le pic d’accouplements ait été plus précoce. Ce qui a conduit certaines poules à abandonner leur ponte, détruite ensuite par le feu ou les prédateurs. Un espoir subsiste néanmoins : lors de la perte d’une ponte certaines poules s’engagent dans une ponte de substitution. Dernière conséquence, l’incendie a détruit les habitats de nidification et les poules devront cette année se diriger et se concentrer sur d’autres zones adéquates à la nidification. Ces zones seront-elles suffisantes ? Permettront-elles de subvenir aux besoins en nourriture des poussins ? De plus, à certains endroits, le feu a pénétré le sol, transformant ainsi l’humus des landes sèches et la tourbe des landes tourbeuses en cendres. Sur ces sites, il y a fort à craindre que la végétation anciennement présente, telle que la myrtille ou la callune, sera remplacée par la molinie favorisée par le feu. Des actions s’imposent maintenant sur le terrain pour évaluer précisément l’impact de l’incendie sur les populations de Tétras lyres et d’autres espèces, ainsi que pour analyser leur utilisation des territoires perturbés. [A.R.] Poncin P., Ghiette P., Loneux M. [2011]. Tétras dans la tourmente… Influence de l’incendie sur la population de Tétras lyres dans les Hautes-Fagnes. Hautes Fagnes 282 : 17-18 (2 p., 1 tab.).
Les directives européennes ont exclu du marché une série de produits phytosanitaires et de répulsifs qui doivent prouver leur innocuité sur la santé humaine avant de pouvoir réintégrer nos rayons. Dans le domaine forestier, plusieurs répulsifs ont ainsi disparu et le gestionnaire doit maintenant se tourner vers des techniques alternatives pour protéger ses jeunes plants de la dent du gibier ou d’insectes indélicats. Parmi celles-ci, le Plantskydd AB existe depuis une quinzaine d’années et connaît un succès grandissant. C’est un répulsif exempt de toute substance chimique. Il est composé de produits naturels (sang de porc, huiles végétales, adhésifs naturels…). Destiné à la sylviculture, mais aussi à l’agriculture et au jardinage, il fait fuir le gibier à cause de l’odeur du sang détecté à la suite de son application. Son usage est conseillé de septembre à décembre et le traitement s’avère efficace environ 6 mois. C’est une solution sans nuisances pour l’environnement. Renseignements sur le site de la société : www.gylleboplantskydd.com. Autre exemple, cette fois contre les agressions de l'hylobe sur les résineux : le Conniflex. Dans le but d’empêcher la dégradation de l’écorce des jeunes plants, la société suédoise Svenska Skogsplantor AB, détentrice des droits de la marque Conniflex, a développé ce procédé écologique innovant qui consiste à sabler les plants avant leur mise en terre, suivant trois étapes. Les plants sont humectés et enduits d'une colle à base d'eau, puis sablés et enfin séchés. BCC, son partenaire pour la vente et la fabrication de lignes de traitement personnalisé et du produit associé, propose sur son site www.bccab.com la video de démonstration. Plus d’informations sur www.conniflex.se. [N.P.] Anonyme [2011]. Répulsif gibier à base de sang de porc. La Forêt Privée 320 : 13 (1 p.). Anonyme [2011]. Protection contre l'hylobe à l'aide de sable. La Forêt Privée 320 : 13 (1 p.).
Le programme de certification PEFC est en pleine procédure de renouvellement de ses standards de gestion. Ceux-ci sont composés de deux documents : le « plan de progrès », programme quinquennal d’activités, et la « charte de gestion forestière durable », qui rassemble les exigences que le propriétaire forestier doit respecter pour adhérer à la certification forestière PEFC. Avant leur adoption définitive, ces deux documents doivent faire l’objet d’une consultation publique qui est ouverte jusqu’au 22 octobre 2011. Les documents sont disponibles sur le site du PEFC. À la suite de l’enquête, le PEFC pourra modifier ses standards, en fonction de la pertinence des remarques reçues, et répondra aux propositions via son site (www.pefc.be) ou sur demande. L'enjeu peut être vu comme important si l'on considère la certification des forêts publiques comme un levier pour actionner certaines politiques. On pense ici au ramdam que constitua le retrait de sa certification à la commune de Wellin pour non respect de ses obligations en termes de gestion cynégétique. Pour rappel, les forêts certifiées PEFC en Wallonie couvrent 278000 hectares dont 90 % sont des forêts appartenant à des propriétaires publics. [C.H.] Communiqué de presse PEFC, 23/08/2001.
Le débat sur les densités de gibier et son nourrissage fait rage en cette période d’ouverture de chasse. Plusieurs médias ont relayé les communiqués de presse d’Inter-Environnement et de Natagora, les deux principales associations de défense de la nature en Wallonie, qui estimaient que bien peu était fait dans ce domaine, malgré la résolution adoptée par le Parlement wallon en 2003. Le débat se retrouve en place publique, notamment à travers des « sondages » sur internet, pour lesquels les associations de chasseurs et de naturalistes appellent à voter. On est loin du débat éclairé… La DGO3, par la voix de son directeur général, a proposé comme méthode alternative au nourrissage dissuasif du sanglier, d’arrêter l’agrainage mécanique, et de ne l’autoriser que par voie manuelle. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir Inter-Environnement, qui rappelle que les populations de sanglier ont été multipliées par quatre et que d’autres propositions plus efficaces sont sur la table de l’administration et du ministre depuis longtemps. Pour illustrer son propos, Inter-Environnement a produit une vidéo qui aborde la question de l’équilibre forêt-gibier. Son objectif est d’interpeller les citoyens et le politique quant à la nécessité de régler le problème de la surdensité de grand gibier sur le territoire wallon. [C.H.] Communiqué de presse Inter-Environnement Wallonie, 28/09/2011.
Alors que les années ‘80 et ‘90 avaient été marquées par un véritable engouement pour le frêne, celui-ci retomba dans l’oubli suite aux tempêtes de fin ‘99 avec l’arrivée sur le marché d’une grande quantité de hêtre à prix cassés. Aujourd’hui, plusieurs facteurs font que les prix repartent à la hausse. L’analyse des premières ventes de printemps en France montre une hausse de 30 % du tarif des grumes et les lots invendus sont quasi absents. La qualité C, qui plafonnait à 50 €/m3 il y a encore 3 ans, atteint aujourd’hui les 90 €/m3. La qualité B démarre vers 150 €/m3 et la A dépasse désormais les 200 €/m3 sur pied. Les facteurs qui expliquent cette reprise sont principalement d’ordre technologique. L’arrivée des bois modifiés thermiquement rend le bois stable et durable, permettant d’envisager des usages extérieurs. Les investissements dans ce type de fours ont fleuri en France et notons qu’ils devraient également profiter aux autres feuillus tempérés. Les discolorations diverses disparaissent également avec ce procédé. L’intérêt d’Ikea pour le frêne gris-marron a provoqué une ruée des trancheurs et des marchands européens sur ces qualités autrefois délaissées. Cela dit, attention que cet engouement ne soit qu’un feu de paille. Si une offre plus substantielle en frêne n’est pas mise rapidement sur le marché, les scieurs risquent de s’en détourner rapidement. Le risque existe. La déstabilisation pourrait également venir de Chalara fraxinea qui guette les producteurs. Ceux-ci seraient avisés de ne pas se précipiter dans des actions radicales ou des coupes prématurées, même si la gravité de la maladie est avérée. [C.H.] Rérat B. [2011]. Le frêne dans tous ces états. Forêt de France 543 : 10-14 (5 p., 3 tab.).
Les corrélations entre les températures moyennes mensuelles, les précipitations mensuelles et les cernes de croissance ont été étudiées sur 455 arbres de trois espèces : épicéa, hêtre et chêne sessile. Les relevés utilisés pour les précipitations couvrent la période de 1901 à 2005 et pour les températures, de 1931 à 2005. Les trois essences ont un accroissement plus élevé lorsque les précipitations augmentent. Ce sont les pluies en juin et en juillet qui ont l’influence la plus forte, surtout sur l’épicéa. L’augmentation de la température annuelle moyenne provoque une chute de la croissance. Par contre, une augmentation de la température de 1 °C en mars augmente la croissance radiale ponctuelle pour le chêne et l’épicéa. Ces informations permettront de comprendre comment les essences réagissent aux facteurs climatiques sur de longues périodes et d’envisager quelles essences profiteront ou souffriront des changements attendus. [E.B.] Petras R., Mecko J. [2011]. Effect of climatic factors on the dynamics of radial increments of Norway spruce, European beech and sessile oak. Journal of Forest Science 57 : 293-302 (10 p., 6 fig., 4 tab. 27 réf.).
Des chercheurs tchèques cherchent à optimiser la gestion de la régénération naturelle du chêne sessile. Pour ce faire, différentes coupes de régénération, différents climats lumineux et différentes méthodes de contrôle de la végétation adventice ont été évalués. Les études se sont étalées sur une période de 4 ans et portent sur le développement des individus en régénération naturelle. Le but est de déterminer la réponse des jeunes chênes aux différents environnements de régénération. Les auteurs partent de connaissances actuelles, les confirment ou y apportent quelques remarques. Ils apportent également des conseils pour la sylviculture en régénération naturelle. [A.R.] Brezina I., Dobrovolny L. 2011. Natural regeneration of sessile oak under different light conditions. Journal of Forest Science 57 : 359–368 (10 p., 8 fig., 6 tab., 12 réf.).
La mineuse du marronnier (Cameraria ohridella) est un petit papillon très envahissant, dont la chenille dévore l’intérieur des feuilles et cause leur chute prématurée. Découverte en 1984 à partir d’une attaque sur les arbres bordant le lac d’Ohrid, en Macédoine, elle est décrite en 1986 comme un nouveau genre en Europe et a réussi à envahir presque tout le territoire européen depuis 1989. Les chenilles sont mineuses de feuilles et se développent sur le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), une espèce originaire des Balkans et utilisée en Europe à des fins ornementales depuis le XVIIe siècle. Une équipe interdisciplinaire, coordonnée par l’INRA d’Orléans, a examiné des spécimens d’herbier de marronnier d’Inde de plusieurs institutions botaniques à travers l’Europe. De nombreuses chenilles de mineuse de marronnier ont été trouvées, involontairement pressées dans les feuilles des marronniers d’Inde. La plus ancienne a été trouvée dans un spécimen d’herbier recueilli en 1879 en Grèce, soit plus d’un siècle avant que l’on ne soupçonne l’existence du genre en Europe. Cette étude démontre que les herbiers sont largement sous-utilisés dans les études sur les interactions plantes-insectes et sont une source pertinente d’informations pour résoudre des problèmes modernes. Elle met également un terme à plus de deux décennies de débat scientifique sur l’origine et la présence en Europe de la mineuse du marronnier. [B.C.] Communiqué de presse INRA, 21/06/2011.
Un insecte d’origine asiatique a récemment fait parler de lui : le frelon asiatique, Vespa velutina nigrithorax. Cette espèce, qualifiée d’invasive, a été introduite en France un peu avant 2004, probablement au sein de poteries chinoises. Suivent alors les premières observations en 2004 dans le Lot-et-Garonne. Depuis, le frelon s’est rapidement répandu à travers le Sud-Ouest de la France et, en 2010, la superficie envahie s’étendait à près de 190 000 kilomètres carrés. Certaines observations récentes l’ont aussi rapporté au Pays basque espagnol. L’espèce a été signalée dans 39 départements français en 2010, mais d’autres régions lui seraient climatiquement favorables car la tendance de son aire de répartition est de remonter vers le nord. Notons que de nombreux pays européens pourraient être potentiellement accueillants pour cet hyménoptère, y compris certains pays à l’activité apicole importante. Diverses projections d’invasion ont été élaborées par les équipes de chercheurs et plusieurs cartes sont présentées dans l’article. L’article ne parle pas de la situation 2011, où ce frelon envahisseur semblerait être déjà installé dans la région parisienne. Il n’est toutefois pas présent en Belgique pour le moment. Comme beaucoup d’autres frelons, Vespa velutina nigrithorax aime manger les abeilles. Et c’est surtout la raison pour laquelle il est craint. En effet, c’est un grand prédateur d’abeilles domestiques, nos abeilles européennes n’ont malheureusement pas de système de défense efficace contre ce nouveau prédateur, au contraire de leurs cousines asiatiques. Il n’existe qu’un seul frelon indigène européen : Vespa crabo, déjà menacé dans certaines régions d’Europe. Ce dernier construit son nid dans des cavités souterraines ou des trous d’arbre alors que le frelon asiatique construit lui ses nids dans les houppiers. La compétition entre les deux pour la nourriture pourrait s’avérer rude, sachant que notre frelon indigène n’est pas aussi prolifique que son cousin asiatique… [B. de P.] Villemant C., Barbet-Massin M., Perrard A., Muller F., Gargominy O., Jiguet F., Rome Q. [2011]. Predicting the invasion risk by the alien bee-hawking Yellow-legged hornet Vespa velutina nigrithorax accross Europe and other continents with niche models. Biological Conservation 144(9) : 2142-2150 (9 p., 103 réf., 7 fig.).
Les populations de grands herbivores se sont énormément développées en Amérique du Nord et en Europe durant les dernières décennies. On dénombre une quantité de causes à cette augmentation, telles que l’évolution de l’agriculture et de l’aménagement du territoire, les hivers plus doux, les nouvelles pratiques forestières ou encore la diminution des grands prédateurs carnivores. Des changements dans le type de gestion cynégétique ont aussi contribué à l’augmentation de la population, au moins dans les régions où la chasse constitue la première cause de mortalité de la population de cervidés. L’exemple le plus frappant est la pratique de la chasse aux boisés, durant laquelle les chasseurs ne prélèvent pas de biches et ont un impact réduit sur la croissance de la population. Au contraire, dans certains pays, on tire les biches ou les jeunes bêtes pour maintenir ou diminuer la densité de gibier. L’article résumé ici analyse les résultats des différentes pratiques de chasse appliquées dans les pays étudiés (France, Suisse, Norvège, Hongrie, Autriche, Écosse et Slovénie). On y remarque que tirer un grand nombre de juvéniles n’a qu’un faible effet sur la taille et la croissance de la population, alors que l’abattage des biches a un impact beaucoup plus grand sur cet effet. Cependant, on constate aussi que suite à l’unique prélèvement des individus adultes, l’évolution a favorisé des animaux de petite taille et qui se reproduisent plus jeunes. Pour cette raison, il est donc conseillé de tirer également les faons afin d’éviter d’augmenter le taux de croissance de la population. [A.R.] Milner J. M., Bonenfant C., Mysterud A. [2011]. Hunting Bambi-evaluating the basis for harvesting of juveniles. European Journal of Wildlife Research 57 : 565-574 (10 p., 4 fig., 2 tab., 56 réf.).
La production forestière française excède la récolte d’environ 25 millions de mètres cubes (Mm3) par an sur le dernier siècle. Cet excédent de la production sur la récolte est la conséquence de la reconquête forestière engagée depuis le XIXe siècle. Elle se manifeste par une expansion des superficies forestières (surtout forêts privées) et une transition du taillis vers la futaie (surtout forêts publiques). Ce long processus commence juste à produire des bois exploitables. Les dynamiques d’expansion et les conséquences des tempêtes de 1999 et 2009 déplacent la localisation de la ressource en bois des régions forestières traditionnelles du Nord-Est et du Sud-Ouest vers d’autres régions. L’exploitation durable de cette ressource, majoritairement feuillue et située en forêt privée, est le défi majeur des prochaines années. [E.B.] IFN [2011]. Volume de bois sur pied dans les forêts françaises : 650 millions de mètres cubes supplémentaires en un quart de siècle. L’If 27 : 1-12 (12 p., 7 fig., 4 tab. 4 réf.).
Nouvelle technologie du machinisme forestier, l’outillage électroportatif est encore méconnu chez nous. Cet article offre une comparaison entre les outils traditionnellement utilisés et les nouveautés électroportatives. Il présente les avantages de ces nouvelles machines, mais également leurs inconvénients. Pour ce faire, il se base sur un test réalisé par les ouvriers forestiers de l’ONF qui ont utilisé ces outils pour leur travail quotidien. Les avantages les plus importants sont la diminution des méfaits environnementaux et des nuisances sonores ainsi qu’une meilleure répartition du poids de la machine dû au positionnement dorsal de la batterie. Cette dernière a également une meilleure autonomie qu’un plein de tronçonneuse thermique, l’ouvrier forestier gagnant ainsi en temps de travail. Le principal inconvénient de ce nouvel appareillage est l’encombrement que constitue le câble reliant l’outil à la batterie. [A.R.] Ulrich E., Sevrée Y., Geoerge P., Mauvezein M., Trottet F., Manoiline F., Mourey J.-M. [2011]. Les outils électroportatifs : ergonomie, santé et sécurité pour les ouvriers forestiers. Rendez-Vous techniques 32 : 20-24 (5 p., 2 fig).

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