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Comparaison de la richesse en champignon dans les forêts productives et les réserves intégrales [978]

logoFMcachetLes techniques modernes d’exploitation laissent souvent très peu de gros résidus en forêt, ce qui peut menacer le développement de champignons. Afin d’analyser cet impact, des scientifiques suédois ont comparé la richesse en champignons dans les forêts résineuses « productives », gérées pour la production de bois, et dans des forêts résineuses considérées comme « réserve intégrale », sans aucune exploitation forestière.

Un inventaire préalable a révélé une richesse en champignon bien plus élevée dans les réserves intégrales que dans les forêts productives. Ces réserves intégrales accueillent aussi des champignons menacés d’extinction, contrairement aux forêts productives. L’intérêt des réserves intégrales dans ce domaine est donc conséquent.

L’analyse réalisée sur plusieurs années détaille l’évolution de billons d’épicéas, initialement frais et non atteints de pourriture, placés dans différentes conditions. Après quatre ans, il n’y avait, entre les deux types de forêts, plus de différence significative sur le nombre d’espèces présentes par billon. Les différences étaient plutôt à mettre sur le compte des conditions stationnelles différentes entre les sites d’étude. Les pointes (billons terminaux non ébranchés) présentaient un nombre réduit d’espèces, probablement à cause du moindre contact direct avec le sol.

Il ressort de l’étude que de nombreuses espèces de champignons sont présentes dans les forêts productives, sous forme de stades peu avancés de leur cycle de développement. Pour laisser aux différentes espèces de champignons la chance de développer complètement leur cycle, la solution consiste donc à laisser des débris grossiers d’exploitation, principalement des billons ébranchés à même le sol. Cette mesure permet de maintenir ou de restaurer efficacement la diversité en champignons de ces forêts boréales de conifères. Le nombre d’espèces et leur richesse peuvent ainsi augmenter significativement et certaines espèces menacées ont ainsi pu réapparaître dans les forêts productives alors qu’elles y étaient absentes. [B. de P.]

Olsson J., Jonsson B. G., Hjältén J., Ericson L. [2011]. Addition of coarse woody debris – The early fungal succession on Picea abies logs in managed forests and reserves. Biological Conservation 144 : 1100-1110 (11 p., 5 fig., 6 tab., 45 réf.).

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