En les plantant dans la végétation adventice ! C’est la conclusion d’une vaste étude suédoise qui a analysé l’abroutissement par les cervidés de plants de chêne (sessile et pédonculé) à racines nues de deux ans.
L’étude, répartie sur dix sites à la végétation différente, comportait des plants installés dans la végétation adventice ou en-dehors de celle-ci, et protégés ou non par une clôture.
L’intensité et la fréquence de l’abroutissement par les cervidés sont nettement diminuées lorsque les petits chênes sont plantés parmi d’autres arbustes (frêne, bourdaine, framboisier, érable plane, bouleau, sorbier, tilleul, etc. selon les sites). Par contre, lièvres et petits rongeurs écorcent les plants de la même manière, qu’ils soient plantés ou non dans le recrû.
Les raisons de la réduction des dégâts de cervidés sur les jeunes plants sont la dissimulation des plants, qui deviennent plus difficiles à trouver, mais aussi leur dilution dans le nombre de plants, toutes essences confondues.
La protection par clôture reste le moyen le plus efficace de limiter l’abroutissement par les cervidés, mais les chercheurs estiment que dans certains cas, il serait plus rentable de planter plus de jeunes chênes dans le recrû, sans les protéger, que d’installer une clôture. [B. de P.]
Jensen A.M., Götmark F., Löf M. [2011]. Schrubs protect oak seedlings against browsing in temperate broadleaved forests of conservation interest : a field experiment. Forest Ecology and Management 266 : 187-193 (7 p., 3 fig., 3 tab., 71 réf.).




