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La revue technique consacrée à la gestion résiliente
des espaces forestiers et naturels

 4 numéros par an, 80 pages au format A4, couleur

 Des contenus adaptés aux préoccupations larges des gestionnaires forestiers et des espaces naturels

 Un triple niveau de lecture : découverte (la porte d’entrée plus accessible), technique (la recherche mise à disposition des gestionnaires) et pratique (du concret, directement utile sur le terrain)

 Des focus qui concentrent l’essentiel des articles : résumés, points forts, tableaux, figures et encarts

 Plus d’articles, de photos et d’infographies pour une meilleure lisibilité

 Des trucs et astuces : indicateur d’accessibilité et de durée de lecture, tags/verbo et bibliographie renforcée pour ceux qui veulent approfondir le sujet sur foretnature.be

 

FO153

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Sommaire du n° 153 (octobre-décembre 2019)

  

Prix moyens des bois sur pied : automne-hiver 2019-2020

FNEF

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Ateliers forestiers de Forêt.Nature. Programme de formations 2020.

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Les belges francophones faces à la forêt wallonne et au bois

Daniel Bodson

Une enquête filière-bois a été réalisée auprès d’un échantillonnage représentatif de 1006 individus en Régions wallonne et bruxelloise entre juin et octobre 2018. La première partie porte sur les rapports de l’individu à la forêt : les évocations spontanées face aux termes «  forêt wallonne  »  ; la connaissance qu’ont les individus de la forêt ; les habitudes de fréquentation ; les opinions relatives à la fonction, aux usages et aux métiers de la forêt ; l’estimation des menaces et la connaissance des systèmes de certification. La seconde partie porte sur l’opinion qu’ont les individus du bois dans la construction. L’analyse des réponses met en évidence plusieurs enseignements : une fréquentation différenciée de la forêt selon l’âge, le statut socio-professionnel, le niveau de diplôme et le lieu de résidence ; la forêt est surtout un support d’activités ludiques ou sportive ; elle est vue comme un espace à préserver des usages agressifs (moteurs et machines d’exploitation principalement) ; l’espèce humaine et ses activités sont les principales menaces qui pèsent sur la forêt ; le consentement à payer un produit plus cher est équivalent qu’il s’agisse de bois certifié durable ou issu de la forêt wallonne ; le taux d’opinion favorable à la construction en bois est en dent de scie depuis 2001.

Références à télécharger/consulter

0iconweb1. Bodson D. (2005). Comprendre les perceptions, les usages et les significations de la forêt en 2005. Forêt Wallonne 79 : 19-28.

 

Géopolitique du loup et système d’acteurs en France

Farid Benhammou

Depuis son retour officiel en France en 1992, le loup ne cesse son expansion géographique et, avec elle, les tensions liées à sa cohabitation. Ainsi, il apparaît qu’il ne s’agit pas que d’une question écologique, mais bel et bien d’enjeux sociaux et politiques révélateurs de changements d’usages et d’évolutions territoriales. Dans le contexte français où les groupes de pression de la ruralité ont un poids politique considérable, les conflits générés impliquant chasseurs, éleveurs, scientifiques, environnementalistes, professionnels du tourisme, etc. peuvent atteindre une rare violence symbolique et physique faisant de la géopolitique une démarche pertinente d’étude. Rappelons que la géopolitique, selon le géographe Yves Lacoste4, est l’étude des rivalités de pouvoirs entre des groupes à propos de territoires, ces derniers étant à la fois cadre et enjeux des conflits. Après avoir abordé les conditions et les dynamiques d’expansion du loup et des polémiques liées, nous ferons un rapide panorama des positions des différents acteurs. Ensuite, il apparaît que les pouvoirs publics français, en théorie en position arbitrale, peinent à définir une politique de gestion juste et durable, ce qui permettra de terminer sur quelques pistes de réflexions et perspectives.

Références à télécharger/consulter

0iconweb 1. Antagène (2017). Analyses génétiques chez le Loup (Canis lupus). Rapport ONCFS 2017 : 18 p.

0iconweb 3. DREAL et DAAF Auvergne-Rhône-Alpes (2019). Bilan 2018. Info Loup n° 25, 22 p.

 

Une goutte d’eau hors de la mer ? Les piégeages de masse face aux pullulations du typographe

Jean-Claude Grégoire, Louis-Michel Nageleisen

Les pullulations d’Ips typographus en Europe ont atteint des niveaux tels qu’il est difficile de commercialiser les bois attaqués et, dès lors, de les extraire à temps des peuplements. La tentation est donc grande de recourir aux pièges à phéromones, en remplacement ou en accompagnement des éclaircies ou coupes sanitaires recommandées.

Le piégeage, mis au point à la fin des années ‘70, a connu une popularité considérable pendant une trentaine d’années (530 000 à 600 000 pièges déployés annuellement en Norvège entre 1979 et 1981). Par la suite, à mesure que le comportement des insectes était mieux compris et que l’expérience des praticiens se développait, les piégeages ont été graduellement réduits à des fins de surveillance dans la plupart des pays européens. Et pourtant, les piégeages de masse sont régulièrement évoqués par praticiens et décideurs…

Le contexte biologique de la réponse du typographe aux phéromones est discuté ici. 25 000 à 35 000 insectes émergent de 1 m3 attaqué ; un piège capture entre 10 000 et 27 000 insectes, un arbre-piège en capture deux à trois fois plus. Par ailleurs, seulement environ 7 % des insectes issus d’un site répondent localement aux phéromones. Le reste se disperse, parfois à des dizaines de kilomètres et c’est là qu’il faudrait les piéger. Il faudrait donc déployer au minimum 60 000 pièges ou 20 000 arbres-pièges, sur l’ensemble du territoire, pour chaque tranche de 100 000 m3 attaqués.

Références à télécharger/consulter

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Portfolio. Au clair de l’eau noire

Jean-Pierre Frippiat

 

Suivi de la température des cours d’eau wallons. Potentiels et contraintes du réseau Aqualim

Blandine Georges, Sébastien Gailliez, Xavier Rollin, Adrien Michez

Nous avons utilisé le réseau wallon de surveillance du niveau d’eau des cours d’eau non navigables (réseau Aqualim) afin d’étudier leur régime thermique. Le réseau Aqualim enregistre, en plus de la hauteur d’eau, la température de l’eau toutes les 10 minutes afin de calibrer les données de hauteur d’eau. Nous nous sommes donc intéressés à ces données de température qui se répartissent sur une grande majorité des cours d’eau wallons et ce pour une période importante (2012-2018).

Tout d’abord, la fiabilité du réseau de stations de hauteur d’eau Aqualim pour la mesure continue de la température de l’eau, a été testée. Ensuite, ces données ont été utilisées pour caractériser le régime thermique en Wallonie. Finalement, afin de mettre en évidence l’utilité de la prise de mesure thermique, nous avons comparé les exigences thermiques de la truite fario (Salmo trutta fario L.) avec les températures de l’eau enregistrées depuis 2012. Cette analyse nous a permis de mettre en évidence dans le temps et dans l’espace les cours d’eau au sein desquels la température a dépassé différents seuils biologiques de cette espèce thermosensible.

Les résultats que nous présentons au sein de cette étude attestent de la qualité de l’information thermique fournie par les stations du réseau Aqualim. Ces résultats ouvrent la porte à un nouvel usage du réseau Aqualim en tant qu’outil de suivi de la température des cours d’eau wallons.

 

Comprendre le bilan hydrique des peuplements pour l’intégrer dans la gestion afin d’atténuer la sévérité des sécheresses

Sophie Bertin, Céline Perrier

L’eau joue un rôle déterminant mais complexe dans le fonctionnement et la croissance des arbres de nos forêts. Face aux sécheresses et canicules récurrentes, le gestionnaire forestier se pose de nombreuses questions concernant l’influence de la sylviculture sur le bilan en eau des peuplements et sur les marges de manœuvre dont il dispose pour atténuer la sévérité des sécheresses. Pour répondre à ces interrogations, les acteurs du réseau français pour l’adaptation des forêts au changement climatique, le RMT AFORCE, ont développé un guide interactif original : « Le bilan hydrique des peuplements forestiers. Etat des connaissances scientifiques et techniques. Implications pour la gestion ». Ce guide, co-construit entre chercheurs et agents de développement, a pour objectif d’élaborer et de valider des messages concrets sur la gestion de l’eau dans la sylviculture des peuplements afin d’aider les forestiers à adapter leur sylviculture aux contextes pédo-climatiques actuels et futurs. Il s’appuie sur l’analyse et la synthèse des travaux de recherche sur ce sujet afin de les valoriser et d’aider le gestionnaire à se les approprier facilement. Le guide s’adresse aux gestionnaires mais aussi aux conseillers forestiers et aux enseignants. Il s’articule autour de quatre parties : (1) les questions posées par les gestionnaires qui sont regroupées en lots en fonction du niveau de réponse aujourd’hui apporté par la recherche ; (2) les fiches de « synthèse des connaissances scientifiques et techniques » qui reprennent l’état des connaissances actuelles ; (3) les fiches « implications pour la gestion » qui fournissent des éléments de réponses aux questions des gestionnaires et (4) le glossaire.

Références à télécharger/consulter

0iconweb Bertin S., Perrier C (2016). Le bilan hydrique des peuplements forestiers. État des connaissances scientifiques et techniques. Implications pour la gestion. Réseau AFORCE, CNPF-IDF, 190 p.

0iconweb1. ONERC (2015). L’arbre et la forêt à l’épreuve d’un climat qui change. Rapport au Premier ministre et au Parlement. La Documentation Française. 182 pages.

 

Évolution du morcellement forestier en Wallonie. Les changements de la structure foncière de la forêt privée wallonne entre 2013 et 2018

Vincent Colson

Une analyse a été menée pour identifier l’évolution de la structure foncière de la forêt privée wallonne entre 2013 et 2018. Les résultats montrent que le nombre de propriétés juridiques a diminué de 6,6 %. Il s’élève désormais à 83 848 propriétés. La baisse concerne principalement les très petites propriétés (inférieures à 1 ha). L’analyse de l’évolution du nombre de propriétés par classes de superficie montre une diminution des petites propriétés au profit des plus grandes qui augmentent en nombre et en surface. Les données disponibles pour 1970 ont été prises en compte malgré les biais potentiels liés à une approche méthodologique différente. Les tendances observées montreraient que le morcellement des propriétés qui s’opérait encore fin du 20e siècle semble s’estomper au cours des dernières années. La forêt privée wallonne serait donc davantage dans un processus de remembrement que de morcellement. Cependant, après une période favorable au placement forestier entre 2013 et 2018, il faudra voir l’impact des différentes crises actuelles sur l’évolution foncière dans les prochaines années. En matière de politique forestière, les actions à mener sont à distinguer en fonction des classes de superficie de propriétés : favoriser les groupements forestiers (loi de 1999) pour éviter le morcellement des grands domaines, encourager l’échange de parcelles dans le cas de propriétés elles-mêmes morcelées, lever les freins à la sortie des indivisions multiples, développer la gestion groupée dans les propriétés petites à moyennes.

Références à télécharger/consulter

0iconweb 1. Colson V., Delfosse B., Lecomte H., Marchal D. (2015). Structure de la propriété forestière en Wallonie et cartographie du morcellement foncier. De nouvelles données utiles à la politique forestière régionale. Forêt.Nature 136 : 59-67.

0iconweb 3. Lecomte H., Colson V., Laurent C.., Marchal D. (2016). Évolution du morcellement foncier et caractérisation des propriétés forestières privées wallonnes en fonction de leur superficie. Forêt.Nature 138 : 63-70.

0iconweb 4. Lecomte H., Colson V., Laurent C., Marchal D. (2016). Caractérisation des propriétés forestières privées wallonnes en fonction de leur superficie : sylviculture, gestion durable et biodiversité. Forêt.Nature 141 : 59-69.

  

Marteloscope de Vecmont : le bilan avant l’éclaircie réelle

Bastien Sante

Après 6 ans de bons et loyaux services, le marteloscope de Vecmont retourne à sa rotation. Ce lieu d’exercices a vu passer de nombreux forestiers, débutants et confirmés, en vue d’évaluer leur coup de marteau.

 

Face au changement climatique, faut-il aider les arbres à migrer plus vite ?

Laetitia Theunis

Alors que le climat se réchauffe, les arbres migrent vers le nord. Mais pas assez vite. À tel point qu’il faudrait envisager de leur donner un coup de main. C’est du moins l’avis que s’est forgé, sur base de ses travaux, Antoine Kremer, directeur de Recherches émérite à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) de Bordeaux. « Il faut enrichir, de façon volontariste, la diversité des arbres pour leur conférer davantage de capacités d’adaptation au changement climatique. » Cette thématique fut au cœur d’une conférence organisée par Forêt.Nature à l’université de Namur. L’occasion d’embrasser les résultats de recherches, menées durant une trentaine d’années par le Pr Kremer et son équipe, sur l’évolution et la génétique du chêne.

 

Parutions

Ouvrages ou synthèses à télécharger 

0iconweb Renecofor, 25 ans de suivi des écosystèmes forestiers, bilan et perspectives. Numéro 58-59-60 des Rendez-Vous Technique de l’ONF, 192 p.

0iconweb Ateliers Regefor 2017. Numéro 6-2018 de la Revue Forestière Française, 140 p.

0iconweb Principaux messages de l’évaluation IPBES. Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, 8 p.

0iconweb Questions réponses bois energie. Syndicat des énertgies renouvelables, 68 p.

0iconweb « Parc national d’engins forestiers et taux de mécanisation de la récolte forestière en 2018 », 0iconweb « Les ventes d’engins forestiers en france en 2018 : principaux resultats ». FCBA Info, 3 et 6 p.

0iconweb Tout bouge dans la nature. Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France, 28 p.

0iconweb Non-wood forest products in Europe : Seeing the forest around the trees. European Forest Institute, 116 p.

 

 

 

La revue FORÊT.NATURE est réalisée avec le soutien de l’Accord-cadre de recherches et vulgarisation forestières.

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